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22/01/2009

La naïveté et l'abstentionniste

Lors des élections, on trouve ceux qui vont voter, et ceux qui n'y vont pas. Il peut y avoir plusieurs raisons pour ne pas aller voter : ne pas voir été inscrit sur les listes électorales, ne pas s'intéresser à la politique, ne pas avoir pu se déplacer se rendre au bureau de vote où l'on est inscrit, et ne pas y aller, de manière délibérée, pour signifier que l'on ne croit plus aux élections. C'est à ce dernier type de personnage, l'abstentionniste volontaire, que nous nous intéresserons.

Pour quelles raisons exactement celui-ci ne va-t-il plus voter ? Pour signifier qu'il désapprouve les élections, soit dans leur organisation actuelle (il ne se trouve pas représenté par des candidats qu'il n'a pas choisi), soit les élections tout court (il défend des principes libertaires, et s'oppose donc aux élections par principe). Ainsi donc, nous voyons deux choses : d'une part, il désapprouve les élections, d'autre part il veut le faire savoir. (Pierre Bance, dans un article intitulé "l'abstentionnisme est un acte politique", dans le journal Libération du 07/02/07, dit : "Refuser d'exercer son droit de vote, c'est casser la légitimité du pouvoir fondée sur un épisodique lien électoral et affirmer sa souveraineté individuelle dans un avenir collectif.")

I. L'abstentionniste désapprouve les élections

Nous l'avons dit, l'abstentionniste ne croit plus dans les élections : on l'entendra parler d'une parodie de démocratie dont il ne souhaite pas être dupe. Dans cette parodie, la bureaucratie de partis dégénérés propulse des candidats sur lesquels la masse n'a pas son mot à dire; le candidat élu l'aura été à la suite de guerres intestines au sein du parti, qu'il faudra tout de suite oublier sitôt qu'il est désigné pour arborer l'unanimité de circonstance; les éventuelles décisions d'unions ou de scissions dépendent de considérations scabreuses concernant le nombre d'élus à gratter et l'argent de l'État à racler; les oppositions n'ont plus lieu au nom de grands idéaux mais pour des raisons stratégiques qui autorisent les plus basses des attaques ad hominem; la droite défend des "mesures sociales", et la "gauche" parle d'insécurité, de compétitivité, et se fait l'apologète du travail, alors que "l'extrême gauche", si certaine de sa défaite, ne craint plus de multiplier ses candidatures jusqu'à la dérision; les discours des candidats ne suivent plus la ligne du parti mais les mesures d'opinions effectuées par les cabinets d'experts en relation publiques, sondages, et communication (cf. Century of the self, Adam Curtis, 4ème partie). Face à cette mascarade, l'abstentionniste rit de ceux qui croient encore changer les choses en allant voter. Voter ne sert à rien, les élections ne sont pas démocratiques, et peu importe le candidat, les mêmes mesures passeront, tantôt vétues de bleu, tantôt de rose, ou de marron. Et c'est précisément pour le dire qu'il entend ne pas aller voter : au moins, lorsque les voix seront comptées, on réalisera que tout le monde ne se plie pas à la tartufferie politico-médiatique.

Et c'est là que ça devient drôle.

II. L'abstentionniste veut manifester sa désapprobation

L'abstentionniste pense-t-il vraiment qu'un jour, en comptant les voix, lorsque les politiciens réaliseront que la moitié des français ne vont plus voter, ils se remettront en question ? Pense-t-il vraiment que l'absence de sa voix constitue un message fort ? Qu'un fort taux d'abstention poussera spontanément des individus vertueux, prêts à l'autocritique, et soucieux du bien commun, à quitter leur système gangrené pour laisser le peuple monter une société plus juste ? Les snobinards ventripotents de la droite décomplexée et de la gauche caviar en ont-il quelque chose à foutre du nombre de personnes qui n'ont pas voté ? Tout ce qui les intéresse, c'est le pourcentage, parmi les votants, de ceux qui les ont choisis.

Mais il arrive que l'on parle de l'abstention. Enfin, ce n'est pas vraiment pour souligner son mérite critique. Lorsque le discours médiatique évoque l'abstention, c'est toujours dans une perspective moralisatrice au sein d'un discours pseudo-engagé politiquement qui refuse de voir ses propres insuffisances : "la démocratie c'est important, vous n'avez pas le droit de laisser ça tomber". Sempiternel uppercut rhétorique : "vos ancêtres se sont battus pour elle, certains en sont même morts !". D'une part, certains se sont vraiment battus pour la démocratie, non pour la farce éléctoraliste actuelle. Deuxièmement, s'ils étaient plutôt morts du tabac, cela ne m'aurait pas incité à fumer. Quelque pitoyable que puisse être le discours sur l'abstention, il n'en reste pas moins que c'est celui qui domine, et le seul que l'on entend (en dehors du cercle fermé de ceux qui se gargarisent entre eux de leur clairvoyance...). C'est le seul message que pourra transmettre publiquement une abstention : corrompu par les médias, il n'est plus celui de la critique mais celui de la nonchalance égoïste.

***

L'abstentionniste raille la crédulité des votants. Mais sa crédulité n'est pas moindre lorsqu'il pense que son acte possède une quelconque valeur symbolique. C'est comme s'il avait limité le spectre de sa critique au phénomène des éléctions, alors que les mêmes mécanismes qu'il décrie s'appliquent ailleurs : dans le complet dédain des politiques envers ceux qui ne leur apportent rien, et dans le traitement médiatique de l'abstention par un système médiatique myope, corrompu, et moralisateur.

Cela signifie-t-il qu'il faut voter ? Peu importe. Si une action est vraiment inutile, alors la faire ou ne pas la faire ne changera rien. Voter et s'abstenir sont tout aussi inutiles : on ne peut se contenter de refuser les élections sans refuser le cadre dans lequel elles s'inscrivent, car l'abstention s'inscrit finalement tout autant dans ce même cadre. Ce qu'il faut remettre en question, c'est le cadre plus général. Arrêter la myopie. Ce qui est critiqué ici n'est pas de ne pas aller voter, mais de croire que cela est plus utile que d'y aller.

Commentaires

Lennet am eus gant aked pezh a skrivez diwar-benn an dud a nac'h mont da votiñ.

Da gentañ e fell din lâr e kavan un tamm "kliché" an doare da ziskouez tud ne gavan ket mat dezho an démokratelezh dre zileuriañ.

Da eil, eo re eeun, pe re simpl (simplig ? memes) arguzennoù am eus bet tro da lenn amañ.

pa glozez da bennad gant : "Ce qu'il faut remettre en question, c'est le cadre plus général. Arrêter la myopie. Ce qui est critiqué ici n'est pas de ne pas aller voter, mais de croire que cela est plus utile que d'y aller."

D'am menno eo rik pezh a soñj al liberterien. Chom hep votiñ n'eo ar pal tamm ebet (pezh a c'heller soñjal pa lenner da bennad). Gwall souezhus e lennan ne vefe ket "remis en question le cadre" dre vraz, gant al liberterien 'vat.
Ne c'heller ket dispartiañ an daou eus stourm an diveliourien. ;)

Écrit par : TeB | 25/02/2009

Salud dit Torr-e-Benn,

Kemeret t'eus an destenn-mañ evel un dagadenn a-enep d'an divelourien, a lavarfen int berrwel. N'eo ket se tamm ebet. Dre vras on a-du gant o soñjoù diwar-benn an dilennadegoù, ar re a vez kavet er poent 1. Evel just int kinniget berr-ha-berr, dre ma n'eo ket se pal ar pennad, met ar pezh a zeu da c'houde (n'em eus graet anv outo amañ nemet peogwir e oa ezhomm evit an displegadenn).

Setu ar pezh a lavaran da c'houde : siwazh n'eus efed ebet gant ar re n'eont ket da votiñ. Gallout a rafent kaout ul levezon ma lakfent ar bolitikourien d'en em soñjal, met ar re-se ne reont ket forzh ouzh ar re a chom hep votiñ (II, §1). Un eil doare da gaout ul levezon bennak a dremenfe dre ar mediaoù, ma vefe komzet ouzh abegoù gwirion ar re a chom hep votiñ. Met amañ ivez, n'o deus levezon ebet, peogwir pa vez kaoz outo er mediaoù, n'eo nemet evit ur moral republikour brein, ha n'eo ket evit reiñ abegoù ar re a ra se o c'houzout ar pezh a reont (II, §2).

Ha setu a-benn ar fin en em gav an hini a nac'h votiñ hep levezon ebet gant e oberenn. Goapaat a ra ouzh ar re az a da votiñ dre ma n'eus levezon ebet gant ar pezh a reont (hag ur wech ouzhpenn, a-du on gant kement-mañ, daoust ma ne blij ket din goapaat ouzh den (gw. pennadoù all db. se)), met ne wel ket n'eus levezon ebet kenebeut gant ar pezh a ra eñ.

Setu, marteze n'eo ket sklaer an destenn, met a-du on gant abegoù an diveliourien a-enep d'an dilennadegoù. An dra nemetañ am eus da ouzhpennañ, eo e talvez kement an abegoù-mañ evit chom hep votiñ. Ha setu en em gavomp en ur stad trist : n'eus levezon posupl ebet na gant un oberenn na gant he c'hontrol rik. Kement-mañ n'eo ket evit tagañ den-mañ-den. N'eo nemet evit merzout, trist un tammig, n'eo ket talvoudusoc'h an eil diskoulm eget egile.

Écrit par : Malo-net | 25/02/2009

Salud dit,

Lennet am bije a-dreuz ? ^^

Trugarez dit evit bezañ resisaet an destenn, n'em boa ket komprenet mat war ar seblant :)

Teb

Écrit par : Teb | 26/02/2009

Evit klokaat c'hoazh :

Ne gredfen ket burutellat pennaennoù an divelouriezh e 30 linenn, se a vefe droch ha lorc'hus. Dre vras on a-du gant ul lodenn vras outo. Graet eo an destenn-mañ dreist-holl evit tud, am eus komzet ganto, hag a soñje dezho e oa efedus chom hep votiñ (ar pezh a soñj Pierre Bance er pennad am eus lakaet el liamm). Evit ar re-se e lavaran eo dav ledanaat ar vurutelladenn : da vurutelladenn an dilennadegoù eo dav ouzhpennañ hini emzalc'h ar bolitikourien e-keñver ar re a nac'h votiñ, hag hini ar mediaoù a distum o abegoù. Gant an daou dra-se ouzhpenn e weler e vez diverket pouez ar re a chom hep votiñ, evel ma vez diverket hini ar re az a da votiñ gant aozadur an dilennadegoù.

Met d'ar re a chom hep votiñ o c'houzout ne servij da netra (lod eus an diveliourien o deus prederiet muioc'h evit lod all), d'ar re-se n'em eus netra da lavarout, dre ma'z on a-du ganto.

Écrit par : Malo-net | 26/02/2009

Setu, lennet eo!
An destenn savet ganin evit Laisis ("Ne votez plus!") a lâre tamm pe damm memestra, met pas ken buan marteze peogwir oan o klask lakaat war-wel determinism an aksio gant ar skouer-man. N'on ket aet ken pell kennebeut: ma ket sonjet ba pezh lârez er fin, eo benn fin memes mod kredin out vont da chench an traoù nur votin pe hep votin. Pezh ma studiet eo pal an dud ginnig chom hep votin, hep sellet a dost deus an efedoù.
Diaes gavan memestra sevel a-du gant da glozadur... A-du on pa lakan ma lunedoù skiantour, met pas gant ma lunedoù sitoaian se 'ni eo! :D
Gant Florent man ma destenn c'hoazh, po ket met goul digantan rein nezhan dit ha vel-se roi din da sonj...
Ken ar c'hentan,
Yann.

Écrit par : Yann | 24/10/2009

Les gens parlent trop (peu).
Ne votant pas moi-même, je peux t'assurer que je ne souhaite envoyer aucun signe ou symbole au monde et non: je ne crois pas que cela est plus utile que d'y aller, je le sais.
Mais je vote dans des associations locales, des débats, des groupes, des coopératives (banques-(nef), achats,travail COOP,SCOOP) ... et je peux t'assurer que cela est relier directement à ma vie, et à l'altérité.
Et si tu me dis que LEPEN a failli arriver au pouvoir à cause de gens comme moi, je te dirai que le déficit de démocratie (au travail, etc) détruit nos rapports à l'autre et rendu bête et crédule, ces gens qui votent pour lui.

J'attends ta réponse !

Écrit par : pilop | 31/10/2009

Salut Pilop.

Si tu ne penses pas que ton abstention envoie un message politique, alors cet article ne t'apportera rien, ce n'est pas toi qu'il vise. Je ne souhaite pas critiquer l'abstention, simplement la croyance dans sa visibilité.

Ce qui est très drôle avec les réactions qu'a suscité cet article (certaines étant orales), c'est que ceux qui sont pour le vote y ont vu une apologie de l'abstention par défaut, genre "ne pas aller voter ne sert à rien, mais y aller non plus, alors finalement autant ne pas y aller malgré tout"; en même temps que ceux qui sont pour l'abstention y ont vu une critique de l'abstention. Mais ce n'est pas parce que l'abstention n'a aucune retombée qu'elle est mauvaise : on peut choisir de la faire, non pas pour ses retombées si l'on a compris qu'elle n'en a pas, mais pour se conformer à certains principes. Et là c'est une bonne raison.

On a à ce point vu une critique de l'abstention dans cet article qu'on a pu me mettre dans la bouche des arguments comme "Le Pen a failli arriver au pouvoir à cause de gens comme vous"... Quelqu'un a lu cet argument quelque part dans cet article ou dans un autre ? Et pourquoi pas "Si Le Pen est arrivé au second tour, c'est parce que vous n'aviez pas voté Jospin" ?

Je suis tout à fait d'accord avec le fait qu'il existe un déficit de démocratie. Si tu lis d'autres articles de ce blog, tu trouveras même des critiques de certaines pratiques militantes où règne une démocratie d'apparence, mais où les esprits sont tellement imprégnés de hiérarchisme qu'ils en parviennent à ré-introduire des rapports de domination à l'intérieur-même du monde militant.

Donc il ne s'agit pas seulement de trouver des structures qui permettent un rapport plus participatif à la prise de décision, encore faut-il aussi pousser jusqu'au bout des pratiques concrètes les plus anecdotiques l'application des valeurs de participation égalitaire. Bien entendu, c'est en pratiquant au sein de ces structures que l'on se rend compte à quel point les structures précédentes façonnent nos manières d'envisager les relations sur un mode hiérarchique, et que l'on peut expérimenter d'autres conceptions du collectif. Donc très bien, moi aussi je suis à la Nef, moi aussi je fais mes courses dans un milieu coopératif (et le moins possible dans cette parodie de coopérative qu'est biocoop), et je ne sais pas si ce que tu attends c'est que je te dise "bravo" pour faire tout ça, mais je pense qu'on est sur la même longueur d'onde par rapport à ces questions.

Sauf peut-être sur le fait que j'évite de parler de "démocratie", parce que j'ai été assez convaincu par ceux pour qui le terme est dangereux, car à la fois bien trop flou pour pouvoir désigner une position théorique précise, et en même temps tellement chargé axiologiquement qu'il suscite inconditionnellement l'adhésion : résultat c'est le genre de mots que tout le monde approuve, peu importe que ce que le locuteur qui l'a employé entendait précisément sous ce terme. Donc je préfère employer des mots qui marquent plus un positionnement bien situé qu'on ne peut pas confondre avec d'autres. C'est juste une précaution pour éviter d'utiliser les mêmes mots que le PS ou l'UMP et prendre le risque d'être amalgamé avec eux. Puisque tu parles de Le Pen, je suis sûr que même lui est favorable à "une augmentation de la démocratie", si c'est dit comme ça, pourtant il n'y mettra peut-être pas la même chose que nous... Si tu emploies des termes comme relocalisation des prises de décision, participation (vs. représentation par exemple), et t'opposes à la hiérarchie ou d'autres valeurs, ton propos sera plus clair qu'avec le mot-éponge "démocratie" .

Pour conclure, je pense que tu as trop rapidement voulu voir une thèse à contredire dans ce texte. Ton commentaire consiste principalement en 3 contributions :
1. Tu précises que tu ne comptes envoyer aucun signe ou symbole par ton non-vote, par conséquent tu montres que tu ne fais pas partie des gens visés par cet article. Ça pourrait suffire pour dire qu'il n'y a du coup pas vraiment lieu d'entrer dans une discussion.
2. Tu présentes tes pratiques alternatives au vote national, qui sont intéressantes et qui ne font que renforcer mes difficultés à voir ou il pourrait bien y avoir une opposition (si ce n'est que, même en plus petit, le vote reste un vote, et que je préfère les pratiques de consensus, cf. par exemple le dernier Silence à ce sujet).
3. Tu m'attribues des propos cucul-la-praline de pro-vote, alors que je précise expressément dans l'article que son but n'est pas de se prononcer pour ou contre l'abstention, mais seulement pour ou contre une certaine manière idéalisée de penser que l'abstention possède une véritable utilité politique. C'est là où je me dis que tu me prends peut-être pour un défenseur du vote. Je ne suis un défenseur ni du vote ni de l'abstention, je sais ce que j'ai à faire au niveau personnel et je laisse à d'autres le soin du prêche pour telle ou telle pratique. Ce n'est pas parce qu'au détour d'un argument je fais remarquer que certains abstentionniste (dont tu sembles ne pas être, selon tes propos) sont aussi naïfs que ceux qu'ils dénoncent, que je prends pour autant une position de principe contre l'abstention. Loin de là.

Apparemment, tu avais déjà le point de vue qui est exposé dans l'article, donc je ne vois pas ou est le problème. Si, juste une chose quand-même : je ne me permettrais jamais de taxer de "bêtes et crédules" les gens qui votent pour quelqu'un que je n'aime pas. C'est prendre son opposant pour un abruti systématique, c'est un peu facile, un peu comme mettre un argument pourri dans la bouche de son interlocuteur, qui ne l'aurait jamais prononcé... Les gens qui votent Le Pen, je ne suis pas d'accord avec eux, je pense qu'on peut expliquer leur vote par des facteurs sociaux, mais en aucun cas je ne veux les réduire à une bande d'idiots (là encore, un bon nombre de textes de ce blog montre les travers de cette tendance chez les militants). Prendre ces gens pour des abrutis contredit quand-même pas mal l'idéal participatif dont tu te revendiques... : tu vas faire participer des "bêtes et crédules" aux démarches "démocratiques" ?

Écrit par : Malo-net | 31/10/2009