Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Page d'accueil | Argumentaire anti-LRU »

09/12/2007

Pourquoi je quitte MySpace et pourquoi vous devriez en faire autant

Ca y est, enfin, après de longues tergiversations, ma décision est prise : je quitte MySpace. Je vais supprimer une page que j'avais mis un certain temps à fignoler, qui marchait assez bien, qui m'a permis de découvrir un certain nombre d'artistes intéressants, et d'être découvert moi-même. C'est sûrement un peu dommage, mais à mon avis je perds beaucoup plus en restant sur MySpace qu'en le quittant. Je vais essayer de m'expliquer un peu pour justifier ça. Puisse ce témoignage faire exemple...

Comme tout le monde, j'ai créé cette page sans trop me poser de questions : ça paraissait un outil intéressant, utile pour diffuser sa musique, nécessaire pour être "dans le coup" sur internet, pratique pour prendre contact avec d'autres musiciens, ... Quand on crée une page comme celle-là, la plupart du temps on ne prend pas la peine de réfléchir et de s'informer : à qui ça appartient ? à quelle logique ça répond ? à qui ça bénéficie ? quelles conséquences aura le fait de mettre ses oeuvres sur MySpace, au niveau de la propriété intellectuelle ? Ce sont des questions qu'on ne se pose pas. On devrait peut-être. Et si l'on ne se les est pas posées avant, il est toujours temps.

Ce texte est long. Je préfère que vous n'en lisiez qu'un petit bout, plutôt que pas du tout, aussi je vous dis ici quelles parties concernent quels sujets.

  • La partie 1 évoque certains reproches qui sont adressés à MySpace mais qui ne seront pas abordés ici. Elle n'est utile que pour celui qui veut avoir une vue d'ensemble du sujet.


  1. Situons le problème :

Dans un premier temps, il est utile de préciser sur quoi portera ma critique de MySpace. Je parlerai du profil "MySpace Music" principalement, et non du profil MySpace standard, que je n'ai pas utilisé.

On trouve sur internet tout un tas de bonnes raisons pour critiquer le profil MySpace standard :

Très bien, c'est bien de savoir tout ça sur MySpace, malheureusement ce n'est pas le pire, et surtout, la cause de ces problèmes réside surtout dans l'usage que certains font de MySpace, et non pas de ses caractéristiques en-soi. Or là où MySpace est le pire, c'est dans son essence-même (eh ouais ! carrément !).

MySpace est mauvais pour deux raisons : pour sa logique intrisèque, et pour les personnes qu'il enrichit. Avant d'aborder ces problèmes, défendons d'abord MySpace sur un point : certaines critiques sur internet disent que le fait de mettre sa musique sur MySpace en dépossède le créateur au niveau de la propriété intellectuelle : c'est faux. MySpace ne devient pas propriétaire de la musique qu'on y met. Par contre, il s'arroge les droits d'en faire un certain usage. Pour le savoir précisément, lisez attentivement les conditions d'utilisation (ou ici) que vous auriez dû lire dès le début.

Nous ne parlerons pas non plus des polémiques sur l'origine de MySpace (aussi ici, chapitre "Controversy over corporate history") (qui l'a inventé ? Tom Anderson, son inventeur présumé, existe-t-il vraiment ?), mais il est bon de savoir qu'elles existent.

  1. La logique MySpace :

La "logique MySpace" se décline sur différents aspects :

  1. Logique commerciale :

MySpace est un produit de commerce, tout le monde le sait et personne ne dira le contraire. On a tous suffisamment subi les agressions publicitaires de certains pour s'en rendre compte. Mais l'agression publicitaire n'est pas propre à MySpace. Ce qui est vraiment gênant, c'est que MySpace sert précisément à se faire soi-même de la pub. Le musicien utilise cet outil pour faire sa promo, il se transforme, qu'il s'en rende compte ou non, en publicitaire.

Ainsi, il est courant de voir des gens dont par ailleurs on peut apprécier les qualités artistiques se transformer en auto-publicitaires intrusifs et sans vergogne, n'hésitant pas à se faire des milliers d'"amis" pour fourguer le plus possible de leurs affreux placards publicitaires. Ou encore, des gens qui s'échangent publiquement des messages trop privés pour ne pas être suspects. Et ainsi on profite de nos connivences dans le monde réel pour générer du trafic sur notre propre page... Chouette je vais lui écrire un mot, lui mettre une image, ça me fera venir du monde. Ah mince, oui c'est vrai il faut que je trouve quand-même quelque chose à lui dire pour être affiché sur sa page. "Thanks for the add. J'aime beaucoup ta musique. Elle était bien la soirée l'autre jour mais t'as oublié tes chaussettes." Et hop ! Le tour est joué !

Le plus gênant, ce n'est pas que certains fonctionnent comme ça sur MySpace. Pour eux, MySpace n'est qu'un outil, et sans cela ils fonctionneraient autrement avec un autre outil. Non, ce qui est vraiment dérangeant, c'est que MySpace nous fait nous-même rentrer dans cette logique-là. On est là pour ça, on est sur MySpace pour se faire de la pub, et tous les moyens sont bons. A ce jeu-là, certains sont plus subtils que d'autres, mais dans l'idée, les musiciens ne créent pas une page MySpace pour la déco, mais pour se faire connaître. Il serait totalement ridicule d'entendre un musicien dire "j'ai une page MySpace, mais ce n'est pas pour ma promo" : ah bon, et elle te sert à quoi alors ta page MySpace ? En ce qui me concerne, ce qui a vraiment commencé à me déranger, c'est quand je me suis rendu compte que moi-même, sur MySpace, j'entrais aussi dans cette logique commerciale d'autopromotion opportuniste que je fuis tant dans le "monde réel". Moi aussi j'étais content de voir que mon compteur de visites augmentait quand j'écrivais un commentaire sur une page très visitée.

On pourrait aussi parler de toutes ces photos de femmes à demi nues qui traînent sur MySpace, dans le seul but de faire cliquer le mâle libidineux et de le faire tomber dans le piège commercial. Si ces photos me gênent, ce n'est pas parce que je serais un puritain, et que la vue de femmes à demi nues me ferait rougir derrière mon écran, mais parce qu'elles instrumentalisent les femmes, en font de véritables objets sexuels, dans le seul but de se faire du fric en touchant les instincts les plus primaires des hommes. Et ça marche.

  1. Logique conformiste :

Comme outil de communication, MySpace est d'un désespérant conformisme. Tout le monde a la même page, construite de la même manière, avec seulement les couleurs et les photos qui changent. Où est passée la créativité ? Comment peut-on créer vraiment quelque chose de personnel (exprimer "sa différence", comme dit l'autre...) sur un outil aussi formaté ? L'intérêt de faire soi-même son site web est qu'il est révélateur de notre personnalité, de ce que l'on souhaite montrer aux autres. Sur MySpace, tout a la même page et utilise les mêmes générateurs de codes (avec la même petite ligne de pub dans son profil) pour se donner l'impression d'avoir quelque chose de personnel. C'est d'un pathétique affligeant.

  1. Logique de selection et d'exclusion :

MySpace répond à une logique d'exclusion : la première, la plus caractéristique concerne celui qui n'a pas de profil MySpace, le visiteur lambda. A l'heure du web 2.0 et des wikis, dont le principe est que chaque visiteur peut y apporter sa touche, MySpace paraît fonctionner de manière archaïque : il fait encore partie de ces sites qui demandent aux gens de s'inscrire pour participer. En vérité, c'est surtout que tout est fait pour frustrer l'utilisateur moyen qui ne peut rien faire tant qu'il n'a pas créé son profil. Le but est ainsi de le pousser à en créer un.

La seconde exclusion que MySpace opère, est celle des aveugles et des mal-voyants. Les concepteurs d'une page web, s'ils sont consciencieux de l'accessibilité de leur page à tous, vont s'arranger pour coder leur page dans une syntaxe de balises claire et cohérente, qui fera qu'un navigateur à synthèse vocale pourra comprendre la structure du site, le rôle de chaque élément, et lire correctement et dans le bon ordre les informations à son utilisateur. Or, MySpace est codé n'importe comment. Il est totalement opaque pour un navigateur à synthèse vocale. D'autres caractéristiques techniques de MySpace (structure en tableaux, utilisation de Flash, ...) font que, dans sa structure technique même, il met de coté tout un tas d'utilisateurs.

Troisièmement, MySpace est testé et semble bien fonctionner sous Internet Explorer, l'explorateur de la marque commerciale Microsoft. Mais tous les navigateurs n'interpètent pas le code d'une page de la même manière : le rendu graphique peut être différent selon les navigateurs. Au passage, notons que c'est Internet Explorer qui ne se conforme pas aux normes édictées en la matière par les spécialistes du W3C. C'est le travail du concepteur de vérifier que son site s'affiche bien sous la plupart des navigateurs utilisés. Or les problèmes d'affichage de pages MySpace, sous Firefox notamment (qui représente quand-même 20% de la navigation !) sont fréquents. J'en tiens pour preuve mon expérience personnelle sur plusieurs pages dont seulement l'image d'arrière-plan s'affichait, ...

MySpace exclut aussi les ruraux qui n'ont pas l'ADSL, puisque la plupart du temps, les airs ne sont pas téléchargeables sur une page MySpace, on ne peut les écouter qu'en direct. Or, la vitesse de connexion d'une ligne téléphonique est insuffisante pour écouter ces airs en direct. a chaque fois que l'on ne propose pas ses airs en téléchargement, on exclut d'une part ceux qui n'ont pas la vitesse de connexion nécessaire pour les écouter en direct, d'autre part ceux qui consultent le site à partir d'un ordinateur public et qui ne peuvent pas écouter la musique directement en naviguant, mais qui attendent de pouvoir la mettre sur leur clé USB, ou de la télécharger pour pouvoir l'écouter plus tard chez soi.

Quatrièmement, MySpace tente actuellement d'exclure de ses profils tout ce qui y est ajouté et qui n'a pas été produit par une filiale de MySpace. Ainsi, en décembre 2005, le site avait tenté de bannir les vidéos YouTube, pour ne plus autoriser que les vidéos provenant de MySpace Video. Face aux protestations des utilisateurs, le site avait réintégré YouTube, par contre les applets et autres widgets moins populaires sont exclus sans vergogne :  Stickam, VideoCodeZone, Project Playlist, Revver, Vidilife, Imeem, Indie911, ...

Cinquièmement, MySpace, tant vantée comme la plateforme qui fait monter les nouveaux talents, est organisée de manière à faire le contraire. MySpace supprime automatiquement toute petite page dont les visites progressent trop vite, car elle est alors suspectée de fraude. De plus, MySpace a signé en Octobre 2008 un contrat avec les plus grands labels de disques faisant en sorte que ceux-ci bénéficient "équitablement" de ses avantages (argent et exposition sur le site), alors même que les petits labels indépendants, qui fournissent une bonne part de son contenu à MySpace, seront tout simplement exclus de la redistribution : ils auront seulement le droit de proposer du contenu pour lequel les majors empocheront encore plus de fric. Alors, MySpace est-il vraiment le cavalier blanc au service des artistes inconnus ? Laissez-moi rire...

Enfin, MySpace opère une politique de censure (voir aussi ici), d'autant plus opaque que toutes les dénonciations de cette censure sont aussitôt elles-mêmes censurées. Sous prétexte d'opérer une censure légitime (notamment les contenus violents, sexuellement explicites, incitant à la haine raciale, déposés sous un copyright), MySpace exclut aussi certains messages subversifs, à connotation politique trop prononcée, ou pas du bon coté, ... Ceci est tout naturel : c'est la logique de NewsCorp., l'entreprise de Murdoch à laquelle appartient MySpace, spécialiste de la manipulation d'opinion, de l'omission de données trop gênantes, de la désinformation (cf. point 3)...

Un bon exemple d'un moyen par lequel s'opère cette censure : le site www.msplinks.com. Chaque lien que l'on trouve à l'intérieur d'un commentaire MySpace est transformé par MySpace en lien vers msplinks, et msplinks choisit ou non de renvoyer l'utilisateur vers le vrai site qui correspond au lien. Ainsi on crée un intermédiaire qui permet de filtrer les liens, notamment ceux de spam. Certes, mais on peut aussi s'en servir pour filtrer tous les liens contestataires envers MySpace, ou pour créer une immense base de données sur laquelle on recense qui clique sur quels liens, etc.

Après l'exclusion, la sélection : avec MySpace, on sélectionne ceux qui ont l'honneur d'avoir le droit de nous parler, et on relit les commentaires avant qu'ils soient publiés. C'est assurément faire preuve d'une grande honnêteté que de n'accepter seulement ceux qui sont acquis à notre cause et qui ne feront que chanter nos louanges...

  1. Logique hypocrite :

Une fois qu'on a exclu tous ces gens qui décidément ne valent pas le coup puisqu'ils ne serviront pas à faire notre promotion, on reste "entre amis". Mais cela n'empêche pas certains de se retrouver avec des milliers d' "amis" ! Ce terme "ami", dont on pourrait penser qu'il ne s'agit que d'une mauvaise traduction du mot "friend", est en fait tout à fait significatif de l'esprit qui règne sur MySpace : ici, tout le monde il est beau, il est gentil, il est mon ami. Personnellement, je trouve cela vraiment gênant d'utiliser le terme "ami" pour désigner ce que cela désigne sur MySpace, car je ne réserve ce terme qu'à certaines relations intimes. Mais il n'y a rien de surprenant à ce qu'un sentiment comme l'amitié soit récupéré dans le simple but de se vendre. Au passage, cela débouche sur des messages d'erreur très drôles, comme "il faut être l'ami de quelqu'un pour envoyer un commentaire"...

Et parmi tous nos amis, il y en a un qui est vraiment gentil : c'est Tom. C'est notre premier ami. Il est tellement gentil qu'il a 220 millions d'amis. Et il est tellement fort qu'il parvient à leur envoyer des messages personnels à chacun d'eux. Il faut lui demander comment il fait ! Tom, c'est l'exemple type de la récupération du sentiment de confiance et de relation simple avec quelqu'un de simple, dans l'unique but de nous refourguer de la pub.

Une autre récupération, celle qui à mes yeux est beaucoup plus grave, c'est celle des utilisateurs eux-mêmes, qui s'envoient perpétuellement des mots doux dans le simple but d'être visibles de la page d'un autre (même si ce n'est jamais, bien sûr, le motif officiel). Deux cas de figures se présentent ici :

  • Dans le premier cas, l'utilisateur n'apprécie pas forcément la musique de celui dont il visite la page, mais il souhaite être présent dessus. Il enverra donc un commentaire bateau, une image, ou un faux compliment. Le faux compliment est un stratagème plus efficace, puisque d'une part, on est certain qu'il sera accepté par le propriétaire de la page puisqu'il flattera son ego, et d'autre part, on sait que les visiteurs de la page, qui sont censés en apprécier le contenu, y seront plus sensibles. La seule chose qui peut pousser quelqu'un à ne pas faire de faux compliment, c'est éventuellement sa mauvaise conscience quand il en fait un.

  • Dans le second, l'utilisateur apprécie réelement la page qu'il visite. Il se peut même qu'il connaisse réelement la personne dont il est sur la page. Alors, il laissera un petit mot, toujours gentil, teinté d'un événement personnel qui montre aux visiteurs que les deux personnes se connaissent, si possible, ce qui permet d'augmenter la chance que l'on clique sur son profil à partir de son commentaire.

Dans les deux cas, il est dans l'intérêt d'un usager d'en complimenter un autre. Nous sommes face à un choix : soit l'on est hypocrite, soit l'on récupère une affinité réelle pour s'en servir pour son autopromotion.

  1. Logique infantile :

Les compliments sur MySpace ont aussi une particularité : il est tellement plus simple de dire par l'ordinateur ce que l'on n'aurait jamais osé dire en vrai à quelqu'un. Ainsi, MySpace rend possible le compliment à outrance et à tout le monde. Qui dit compliment dit personne complimentée, et satisfaction de son ego. Et, puisque nous avons vu que sur MySpace on est toujours assuré de n'avoir que les mots gentils (car on sélectionne avec qui on dialogue, et car ceux qui nous écrivent ont intérêt à nous complimenter), on se rend compte que finalement MySpace est une machine à toujours recevoir des compliments ! C'est bien pratique !

Ainsi, on en arrive à des situations où les musiciens n'arrêtent pas de faire gonfler mutuellement leur orgueil en se flattant. Ces situations ne correspondent pas du tout à des relations naturelles entre musiciens, ni entre le musicien et son public. Cette formidable machine à se faire mousser marche d'autant mieux qu'elle flatte nos sentiments les plus bas : la satisfaction de notre ego.

Alors, un peu d'humilité, que diable ! A-t-on vraiment besoin de lire trois mille fois "j'aime beaucoup ta musique" ? Est-ce vraiment nécessaire pour bien jouer ?

  1. La goutte d'eau : avec MySpace je soutiens mes ennemis :

On pense que MySpace sert à s'entraider, entre "amis", en formant un réseau qui génerera du trafic, en réalité c'est le contraire  : MySpace sert à aider les ennemis. Qui sont ces ennemis ? Rupert Murdoch (sur acrimed (aussi ici et ici), le nouvel obs, et ici, p 1 2 3 4 5) (ou encore sur wikipedia), propriétaire du site MySpace, milliardaire américain, spécialiste de la manipulation de l'opinion et de la désinformation au profit des grandes entreprises et de la guerre, propriétaire d'un grand nombre de médias dominants aux Etats-Unis (notamment la chaîne de télévision Fox...) d'une part, et tous les publicitaires qui gagnent du fric grace à nous d'autre part. Pour avoir un aperçu de ce que peut donner la possession d'un grand nombre de médias par un seul milliardaire, il suffit de lire cette petite phrase de "A Brief History of Neoliberalism" de David Harvey (Oxford University Press, 2005). À la page 35, il note, au sujet de la force de frappe de l'empire de presse de Ruport Murdoch, ceci: "L'ensemble des 247 rédacteurs en chef de ses journaux supposés indépendants ont, dans les quatre coins du monde, soutenu l'invasion par les Etats-Unis de l'Irak." (source ici).

Ces ennemis nous donnent (à nous dont certains sont artistes soi-disant "alternatifs", ou précaires victimes de la domination de ces monstres) les outils pour les faire prospérer. En effet, MySpace ne vit que par et pour la publicité. Ce n'est pas par philanthropie que Murdoch et ses potes nous proposent de créer des pages avec notre musique, c'est pour pouvoir y placer leur pub. En effet, aujourd'hui, la publicité sur internet est un business qui marche, tout le monde le sait. A tel point que le seul problème des publicitaires, c'est : "j'ai déjà la pub, maintenant il faut juste que je trouve du contenu pour mon site, et des gens pour le visiter". Grâce à MySpace, c'est nous qui faisons ce boulot : Murdoch fournit la pub, et nous on remplit les pages (accessoirement, avec nos musiques contestataires, avec des slogans anti-sarkozy, ou des "résistance" écrits en petit sur nos photos), et on lui fournit du trafic. Ainsi, c'est nous qui fournissons le talent, les oeuvres, c'est nous qui ramenons du monde, et c'est lui qui empoche les bénéfices. MySpace a été créé par des spécialistes de la publicité ciblée et revendu à un baron des médias qui tire toute sa puissance des recettes publicitaires de ses journaux et chaînes de télé : sa conception a donc avant tout la publicité comme vocation, qu'on n'aille pas croire que c'est par grandeur d'âme que le service nous est fourni; c'est bien pour que nous servions de support à la publicité.

Une autre manière pour les industriels du marketing de s'enrichir sur le dos de nos pages MySpace consiste à récupérer les informations personnelles que nous y mettons. Les renseignements sur les goûts des gens, leurs habitudes de consommation, leurs relations, et les liens qu'on peut établir entre tout ça constituent autant de mines d'or pour les entreprises chargées de mener des études de ciblage en publicité ou en marketing. Cela permet de définir des profils-types de clients, ou de proposer des publicités aux internautes qui correspondront aux centres d'intérêts qu'on aura remarqué chez eux. Ces information peuvent intéresser les industriels, mais aussi les services de l'État, ou toute personne soucieuse de nous connaître un peu mieux, mais pas forcément pour notre bien. Elles peuvent aboutir à des véritables fiches individuelles recensant tout un tas d'informations personnelles. Ceci pose des problèmes tant du point de vue du respect de la vie privée que de celui de la sécurité. Dans la même veine que MySpace, il existe un site de réseaux sociaux nommé FaceBook, et ce site a été l'objet de vives critiques pour l'utilisation qu'il fait des données personnelles de ses membres : FaceBook révèle à tout le monde ce que vous achetez, FaceBook permet d'obtenir très facilement les données nécessaires pour vous pirater, FaceBook permet de pister ceux qui observent votre profil, FaceBook fournit des données sur vous aux publicitaires (voir aussi sur Libé), enfin, un joli film d'horreur pour résumer le tout pour ceux qui comprennent l'anglais. Vous me direz, c'est Facebook, et pas MySpace. Oui, mais en l'occurrence, ce sont deux sites concurrents qui fonctionnent de la même manière, appartiennent au même genre de personne, et ont exactement la même vocation. Et encore une fois, toutes ces informations que ces sites de réseaux sociaux récupèrent et qui font leur bonheur, c'est nous qui leur fournissons de notre plein gré (voir Réseaux sociaux : quand les utilisateurs s'en fichent).

Soulignons aussi ici brièvement les inquiétudes que soulève la politique de redirection des liens de MySpace. Chaque lien sur un site MySpace est analysé et transformé en un lien vers msplinks.com, site qui appartient à MySpace, et qui permet de filtrer les spams avant de renvoyer (ou non) l'utilisateur vers la page en lien. Mais puisque tous les liens sont centralisés à travers un site, on voit qu'il devient très facile d'élaborer des statistiques sur qui clique ou, et de s'en resservir pour cibler les publicités. Attention toutefois, ce n'est qu'une inquiétude, et l'attitude de MySpace à ce sujet est tellement opaque que les inquiétés n'ont pas pu trouver de preuves de ce qu'ils avancent.

Si vous n'avez plus vraiment confiance dans ce que MySpace fait de vos données, alors vous ne serez pas rassurés en apprenant que Intermix Media, l'entreprise qui détenait MySpace avant qu'elle ne soit rachetée par Murdoch (et qui appartenait alors à un certain... Tom Anderson (tiens, vous n'avez pas un "ami" qui s'appelle comme ça ?)), avait été condamnée à l'époque où elle possédait encore MySpace pour l'installation de logiciels-espions sur les ordinateurs. Elle dut payer 7,5 millions de dollars pour avoir installé des programmes-espions sur des millions d'ordinateurs, dont 3.7 millions sur la seule ville de New-York ! Ces programmes avaient comme joyeuses fonctionnalités de récupérer des renseignements sur vos goûts, de rediriger toutes vos requêtes vers le moteur de recherche propriétaire d'Intermix, d'ouvrir des pop-ups liés à vos centres d'intérêts, et d'installer une "toolbar" publicitaire de force sur les navigateurs ! Ils s'installaient sans crier gare ni demander l'autorisation, étaient très difficiles à désinstaller, et se réinstallaient automatiquement après installation !

On peut en arriver à ce suprême degré de contradiction d'avoir certaines pages qui prétendent, dans leur contenu, contester un pouvoir, mais qui, dans leur existence même, fournissent à ce pouvoir non seulement l'argent pour fonctionner, mais l'aval nécessaire pour continuer à fonctionner ainsi. Parce qu'avoir une page MySpace, et compter sur elle pour sa promotion, ce n'est pas seulement engraisser Murdoch et consorts, mais c'est aussi dire : "moi, musicien, artiste, ou simple citoyen, je souhaite devenir plus connu, car je considère mon ascension sociale comme quelque chose d'important. J'ai conscience de certains défauts de MySpace, mais ma carrière est plus importante que mes idéaux. Je reconnais que la seule manière de parvenir à mes fins, c'est de me soumettre à la logique marchande de la pub et du fric, donc je m'engage à utiliser les outils de la société marchande, à les promouvoir à mon propre compte, et à mettre mon oeuvre à leur service; ainsi je véhicule le message que ce n'est qu'en se soumettant aux lois du marché publicitaire que je pourrai faire en sorte que mon art s'épanouisse". Voilà le contrat que l'on signe tactiement avec MySpace quand on y crée un compte, voilà à quelle logique nous donnons notre aval. Avec Guy Debord, Karl Marx, Diogène le cynique, et Noam Chomsky dans mon "top friends", j'atteignais sûrement le degré suprême de tartufferie...

Vous pensez qu'avec votre petit profil MySpace, vous ne rapportez presque rien à Rupert, et vous vous dites que le peu que vous lui donnerez ne compense pas ce qu'il vous apporte ? Alors, apprenez ceci : selon Jacques Dufresne, si l'on divise l'ensemble des recettes de Facebook par le nombre de ses utilisateurs, on réalise que chacun a rapporté 250$ aux actionnaires ! Vous me direz, FaceBook ce n'est pas MySpace, et je vous répondrai : justement. Facebook, au départ, n'est destiné qu'à quelques petits profils privés destinés à être visités par les fréquentations du cercle proche. Au contraire, on trouve sur MySpace des profils de musiciens et de groupes beaucoup plus connus, dont le nombre de visites se compte en dizaines de milliers.  C'est la raison pour laquelle FaceBook fait finalement assez peu d'argent, alors que son contrat avec Yahoo raportera des milliards à Murdoch. Un profil MySpace rapporte donc encore plus aux investisseurs qu'un profil Facebook. Imaginez, même simplement vous, avec votre petit profil de groupe amateur, ce que vous pouves rapporter à Rupert Murdoch !

  1. MySpace ne sert à rien

La principale raison qui peut nous pousser à abandonner MySpace est surtout la suivante : en fait, ça ne sert à rien. Ca n'apporte pas de dates. Si vous êtes connus, ça ne sert qu'à vous faire mousser. Si vous ne l'êtes pas, ça ne sert qu'à vous faire espérer que vous le serez : en réalité, vous pouvez toujours vous brosser : avez-vous déjà entendu parler de quelqu'un qui s'est fait vraiment connaître gràce à MySpace ? Au pire, si vous avez une communication hyper-offensive, vous serez connu comme "celui qui fait chier tout le monde avec ses placards de pub partout", mais c'est tout.

Ne vous laissez pas abuser par le nombre de visites affichées au compteur : premièrement, rien ne prouve qu'il correspond au nombre réel de visites, deuxièmement, une part significative de ces visites correspond en fait soit à des robots fureteurs (notamment ceux des moteurs de recherche), soit à vos propres visites, ou des pages rechargées plusieurs fois. Vous avez quelques millers de visites ? Premièrement, ce n'est rien comparé aux flux des visites de n'importe quel site web, deuxièmement, cela ne signifie pas que vous avez autant de nouveaux fans qui achèteront vos CDs et assisteront à vos concerts, ou de producteurs qui vous on remarqués.

Et si l'on y refléchit bien, MySpace n'apporte rien de vraiment nouveau : tout ce qu'on peut faire sur MySpace, on peut aussi le faire sur d'autres sites. Le seul avantage de MySpace est de tout réunir en même temps avec une interface unique et facile à prendre en main. Pour ma part, voici les solutions que je vais utiliser pour remplacer MySpace :

  • Pour diffuser de la musique, j'utiliserai Kaouenn, mais il y a bien d'autres sites (notamment Jamendo, ...). L'avantage de Kaouenn est qu'il me permettra de mettre mes airs en OGG (ou ici), et sans ambiguité quant à la licence Creative Commons. D'autres gros avantages de Kaouenn : il fournit un code tout fait pour mettre note musique à écouter directement à partir de n'importe quelle page, que le nombre de morceaux n'est pas limité à 4, et que tous les airs sont téléchargeables. Il existe aussi d'autres sites de "réseaux sociaux" qui hébergent des profils musicaux, dans d'autres optiques : PureVolume et Virb°, Beta Records, Isound, Open Label, Stage.fm, ... (cf. un comparatif). Pour ceux qui ont sorti un CD, il y a aussi Deezer... Bref, il n'y a pas que MySpace dans la vie !

  • Pour les textes, les nouveautés, les infos, les idées, les dates, etc., maintenant il y aura ce blog. Rien de plus facile. Avantage sur MySpace : il n'y aura pas besoin d'avoir un compte MySpace pour me laisser un commentaire.

  • Pour les "liens amis", j'utiliserai des liens sur mon site. Evidemment, je ne pourrai pas en avoir 200, comme sur MySpace. Mais d'une part, sur 200 "amis", finalement très peu d'entre eux sont visibles sur notre page MySpace, et d'autre part, il n'est pas forcément utile d'avoir 200 liens sur une page : qui ira les voir ? Pour ceux qui n'ont pas de site et pas envie d'apprendre, on trouve la même fonctionnalité sur les blogs...

  • Pour montrer qu'on existe à un musicien dont on apprécie la musique : les e-mails existent pour ça, ou les commentaires sur les sites ou blogs.

Finalement, MySpace n'est qu'un gadget inutile, le dernier à la mode chez les musiciens sur internet en ce moment. Ceci ne serait pas dérangeant si MySpace était un gadget aussi neutre que mon "séparateur de blanc et de jaune d'oeuf" (si si, ça existe, j'en ai un !), malheureusement, pour toutes les raisons que l'on a vues, ce n'est pas le cas. De plus, mine de rien c'est un gadget qui nous prend énormément de temps, temps que l'on aurait pu utiliser pour bosser la musique, démarcher des organisateurs... ou nouer des vrais contacts avec d'autres musiciens.

  1. La morale de cette histoire...

Que faut-il en tirer de tout ça ?

La première chose, c'est qu'avec MySpace, vous avez l'impression d'utiliser un outil (un media) pour vous aider (à vous faire connaître, à rencontrer du monde, ...); or ce qui se passe en réalité c'est qu'avec MySpace vous êtes instrumentalisés par un milliardaire pour lui permettre d'utiliser plus de médias.

La première mesure pour vous transformer en bon petit instrument docile, c'est de vous faire croire que c'est pour votre bien et dans votre propre intérêt que vous faites prospérer son site. Vous avez l'impression que c'est vraiment vous le gagnant lorsque vous envoyez un commentaire ou une invitation, or en réalité, le gagnant, c'est Rupert Murdoch : il a réussi à vous faire d'autant mieux accepter de travailler pour lui que vous avez l'impression que c'est pour vous que vous le faites. Qu'est-ce que l'on est heureux de voir augmenter son nombre d' "amis" ou de visites ! On se dit : "chouette, il y a 20 personnes de plus aujourd'hui qui ont vu la photo pour laquelle je m'étais fait tout beau !", et on ne se dit pas "il y a 20 personnes de plus dont on a recolté des informations sur leurs goûts qu'on a revendues à des boîtes de pub, 20 personnes que l'on a exposé à de la publicité qui seront payées à Murdoch par les publicitaires". On ne se dit pas "il y a 20 personnes qui ont contribué à augmenter le pouvoir et la fortune d'un homme qui va s'en servir pour diffuser, à travers tous les médias possibles, ses messages racistes, pro-guerre en Irak, ultra-capitalistes, etc.", ce qu'on se dit c'est "j'ai 20 admirateurs de plus !"

La deuxième mesure pour faire de vous un instrument efficace, c'est de faire appel à ce qui marche le mieux : les basses pulsions de l'homme. La flatterie, la vanité, le sexe, et l'appât de la gloire et des honneurs : voilà des bons aliments auxquels faire tourner mes petits instruments de propagande. MySpace vous propose un système asceptisé dans lequel vous pourrez en toute bonne conscience vous fourvoyer dans les plus vils avatars de l'hypocrisie et de l'autopromotion dissimulée, car tout est fait pour normaliser et banaliser ces comportements égocentriques que vous blâmeriez dans une situation normale. Lorsque MySpace a réussi à rendre acceptable socialement le fait de se vendre en lechant les bottes aux autres, vous pouvez enfin vous lancer dans cette prostitution de votre propre personne, vos propres opinions, et votre propre talent que vous n'osiez pas entreprendre dans la vie réelle.

Refléchissez un instant : si vous avez l'impression que MySpace marche mieux qu'une autre solution pour vous faire connaître, c'est parce que vous osez y faire ce que vous n'oseriez jamais faire dans un autre contexte, et si vous osez le faire cette fois-ci, c'est parce que MySpace est parvenu à neutraliser le jugement moral sur ces actions en les présentant comme banales. Mais demandez-vous : qu'est-ce qui m'empêche de me comporter dans la vraie vie comme je le fais sur MySpace ? On appele ça des principes moraux...

Voilà les deux pilliers sur lesquels reposent MySpace : vous faire croire que c'est votre intérêt de l'utiliser pour y faire votre pub en y flattant vos plus bas instincts. Ça y est, vous êtes prêts pour l'aventure MySpace, ou le mercantilisme de l'ego au profit de la propagande réactionnaire.

  1. Mesures concrètes

Etant donné la censure qui s'opère sur MySpace, il est possible que mon compte disparaisse tout seul dès que j'y aurai relayé ces informations. Mais je ne compte pas attendre d'être trouvé par les censeurs pour me débarasser de MySpace. J'attendrai juste le temps que ce message soit un peu diffusé, et lu par ceux à qui il pourrait être utile. Je le supprimerai donc vers le début de l'année 2008.

Ce texte ne se trouve pas sur MySpace, d'une part car avec tous les liens sur des sites contre MySpace qu'il contient, je serais très vite débusqué, et d'autre part, pour que l'on puisse continuer à s'y référer quand mon compte aura été supprimé.

Il y a sûrement une contradiction à attendre un peu que mon message contre MySpace se diffuse sur MySpace avant de supprimer mon compte. Mais, après tout ce que MySpace m'a fait faire de contradictions, je ne suis plus à ça près. Et j'éspère aussi que ce texte parviendra à en convaincre certains de faire comme moi, et alors il aura été plus utile d'avoir été contradictoire et efficace que d'avoir simplement supprimé deux profils en toute discrétion.

Cette question m'a trotté dans la tête pendant longtemps, et je n'étais pas prêt tout de suite à supprimer mon compte. Si vous avez été convaincus qu'il y a quelque chose qui cloche dans le fait d'utiliser MySpace, mais que vous n'êtes pas prêts tout de suite à supprimer le votre, voici déjà ce que vous pouvez faire :

  • avant tout, vous informer par vous-mêmes (les sites ici en liens sont un bon début);

  • ne pas agir comme un publicitaire avec votre compte MySpace (on trouve des choses comme des "chartes d'éthique MySpace", qui donnent quelques conseils de bon sens...);

  • proposer vos airs au téléchargement

  • bloquer la pub au maximum (notamment en utilisant Tor avec Privoxy);

  • diffuser une réelle information à propos de MySpace (que ce soit mettre un lien sur votre page vers ce texte (il suffit de copier/coller ceci, éventuellement en changeant le texte entre les deux balises : "<a href="http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2007/12/09/pourquoi-je-quitte-myspace-et-pourquoi-vous-devriez-en-faire.html"> pourquoi je ne suis pas d'accord avec MySpace</a>"), en repiquer des morceaux (en citant ou non leur source), ou en trouvant d'autres informations et en les faisant circuler), etc.

Le plus important est de montrer que vous êtes conscients que MySpace n'est pas tout net, que vous voulez le faire savoir, et que vous savez que c'est contradictoire de critiquer MySpace tout en ayant un compte MySpace. Quand la contradiction deviendra trop pesante, vous vous déciderez par vous-mêmes.

Ou alors, quand un censeur de MySpace tombera sur votre page, si vous avez mis un lien vers ce texte, ou manifesté, d'une manière ou d'une autre, votre désapprobation, c'est à dire votre capacité à réfléchir par vous même, à vous informer, et à prendre position, il accomplira le geste fatidique que vous n'aviez pas osé faire car vous étiez devenu un brin dépendant, et ce sera finalement à votre plus grand soulagement...

  1. (Res)sources

D'autres liens sur le sujet :

Commentaires

Bonsoir Malo,

Ironie du sort, tu quittes myspace alors que je viens juste d'y ouvrir un compte après que tu m'en ais vanté les mérites il y a 3 ou 4 mois. Bref me voilà perdu au fond d'un abîme de perplexité.
Non, je rigole. En effet, si, n'étant pas un internaute chevronné, je reconnais à myspace un accès et une prise en main facile, je dois reconnaitre que ton choix ne manque pas de fondement et d'arguments.
Ne cherchant pas à utiliser cet outil autrement que pour retrouver, au hasard de mes périgrinations, une ou deux connaissances perdues de vue et qui se seraient, elles aussi, fourvoyées sur ce site, je prend la décision tout à fait courageuse de te soutenir par la présente et de continuer pour quelques temps encore à utiliser myspace.
Je ne suis pas à une contradiction près moi aussi.

Je me suis quand même un peu perdu à lire ce qui pour l'heure encore se trouve au-dessus de ce courrier et ce pour deux raisons principales :
- l'utilisation de termes abscons, qui sans être plétoriques n'en sont pas moins présents, pour le néophyte que je suis,
- es-tu sur de la vertu des sites que tu proposes comme solution de remplacement ?

Écrit par : Olivier Henel | 08/01/2008

Bonsoir,

je viens de taper "comment replacer myspace" et je tombe sur cet article "magnifique"...non ce n'est pas une flatterie myspacienne; je t'ai laissé le lien de ma page myspace pour que tu lises si te le souhaites ma grosse colère de ce week-end (en anglais) puisque j'ai ouvert cette page il y a 3 ans pour promouvoir mon podcast rock and roll Meltingpod (en anglais); j'ai donc vu l'évolution sur une assez grande période de cet espace...il y avait un vrai Tom au début, quand myyspace était quasi exclusivement californien (son origine), puis un peu côte Est...c'était drôle j'étais presque la seule française là-dedans donc exotique...il y aurait un livre à écrire sur le sujet...mais là, j'ai affronté la fameuse censure et je ne ris plus du tout !!
Si tu m'écrire tu as toutes les infos.
A bientôt
Je vais me mettre à lire tous les détails de ton texte maintenant...je le savoure à l'avance !!
Merci de l'avoir fait !
Meltingpod

Écrit par : meltingpod | 15/01/2008

il y a des touches qui ne marchent pas sur mon clavier tout neuf...arg ! désolée pour les manques !!

Écrit par : meltingpod | 15/01/2008

bonjour,

je viens de lire tes commentaires sur myspace que je trouve réellement intéressant..
il est vrai que cette logique capitaliste est un peu contraire à la logique artistique..cependant il est aussi vrai que n'importe quelle société a besoin de gagner de l'argent pour vivre et également faire fonctionner ce type de plateforme qui a un cout tres important (hebergement, developpeur..).
Nous sommes une équipe d'artistes et avons créé notre site internet, la plateforme multiblog est en train de se developper , aurais tu des idées à nous soumettre pour palier à ce modèle économique (essentiellement basé sur les recettes publicitaires)?
Notre site: www.rollingbox.com
ce site a 2 phases de developpement :

- partie e commerce (fournisseur de prestations pour l'autoproduction des artistes: studios, mastering, duplic, communication...enfin tout)
- partie réseau: annonces, emploi, blog.

pour la 2ème partie, nous sommes trés intéréssés par des suggestions qui pourraient nous amener à créer une plateforme de qualité et qui donne la possibilité aux artistes de gagner de l'argent (ces fameuses 'publicité' : partage équitable entre les différents acteurs; artistes, régie, ..)
merci d'avance pour ta réponse

A bientôt

Écrit par : virginie | 23/01/2008

Salut Malo Morvan !

On a découvert ton myspace sur celui d'un pote.
Eh bien, ta diatribe contre myspace est tout à fait brillante et pertinente, ta façon de présenter les choses est très claire, merci, merci beaucoup !!
Enfin quelqu'un qui ose critiquer le monde myspacien c'est génial !
Chez nous, on se sent un peu isolées en tant que groupe-sansmyspace-parce-qu'il-a-pas-envie-d'en-faire ;-)
La raison principale est que l'on devient vite blasé-e avec ces milliers de pages d'amis d'amis à aller visiter, des centaines d'heure perdues au lieu d'aller à un vrai bal ou à un boeuf !
Et encore on ne connaissait pas tout le système pernicieux qui se cache derrière myspace !

Nous, on est restées "modestes", on a juste un petit blog (petit car on a jamais le temps de s'en occuper !) et pourtant on arrive à bien tourner, ici dans le Nord.
Oui au fait désolées, peut être que tu dis des choses très intéressantes en breton mais on ne connait pas du tout la langue, vu qu'on est des Galiciennes parachutées dans le Nord depuis notre enfance.

Encore merci !
A peut être une occasion "en vrai" !

Maria et Narei

Écrit par : Maria et Narei | 27/01/2008

Salut dit Malo,

ha gourc'hemennoù evit an destenn-mañ, skrivet en un doare sklaer ha plijus. Emaon o paouez krouiñ ur gont evit Allah's Kanañ, setu emaon o paouez dizoloiñ bed myspace eus an diabarzh. Betekhen ez a din, met dav anzav ez out kendrec'hus... gwelet 'vo!

Kement hag ober em eus dizoloet da vlog!

Ken ar c'hentañ,
Maela.

Écrit par : Maela | 27/01/2008

bonjour
j ai lu une parti de ton romand et j pense ke pour une personne ki profite du chomage comme beaucoup de gen et ki ne dort pas la nuit k es ce tu veux faire de mieux regarder la tv joué a la play c pire!vaut mieux se faire de la pub des connection et avoir l impression d avancer dans la music, apparaitre sur des mixtape sur l album d 1 allemand d 1 rikain ou d 1 chinois!!!c mondial et c du bon ceux ki s enricissent k il ayent se faire enculée tant ke c gratuit!!

Écrit par : ombre saignante | 14/03/2008

Ombre saignante,

Je pense qu'il y a toujours mieux à faire que de passer son temps devant un écran.

On peut le passer à faire/écouter de la musique, à discuter avec d'autres personnes, ou entre les pages d'un livre, par exemple.

Si tu veux te retrouver sur la compil de quelqu'un d'autre, tu peux ausse mettre ta musique sur Jamendo (http://www.jamendo.com/fr/). Tu as moins de restrictions que sur MySpace, tu peux mettre une musique de meilleure qualité (au niveau compression du son etc.), et c'est dans un meilleur esprit.

Écrit par : Malo-net | 19/03/2008

Hello, je tombe sur cet article un peu par hasard aprés avoir effectuer quelques recherches sur ce curieux phénomène silencieux qu'est msplinks : un nouveau chapitre dans mon interrogation sur le maintien de ma page myspace...

J'avoue être d'accord sur pas mal de points de ton argumentation, et que j'aurais tendance à supprimer mon profil dans la seconde qui suit cette lecture.

Néanmoins je ne le ferais pas, du moins pas aujourd'hui, à cause/grace à de la phrase suivante:
"Tu peux laisser l'industrie t'utiliser ou bien tu peux l'utiliser". (c'est pas de moi c'est le chanteur du groupe The Mars Volta)
Certes cette pensée est très utopique mais je continue à lui donner du crédit. Il est indéniable que myspace représente non pas un moyen d'échange comme il prétend l'être, mais un formidable panneau publicitaire pour ses utilisateurs (je pense aux groupes musicaux, webzines, magazines et assoc en tout genre), d'autant plus lorsqu'il est utilisé de façon consciente et habile, et non à des fins commerciales.

Bon j'ai bien compris que tu avais choisi la méthode hardcore : on ampute avant que la gangrène se généralise. Mais finalement tu suis également une pensée utopique en incitant les gens à quitter ce site. Je ne dit pas que c'est idiot bien au contraire mais crois-tu vraiment que je-ne-sais-combien-de-millions de personnes vont en un clin d'oeil quitter cet empire?
Mon alternative consiste à rester dans le système pour y mettre mon grain de sel et pourquoi pas faire bouger les chose petit à petit.

Bon, je vais placer ce site en marque-page et j'y songerais quand l'heure sera venu de créer une "société secrète de resistance à l'oppresseur", qui sait peut-etre sous la forme d'un group myspace éhé.


ps:
Je suis également sur jamendo, c'est moins aggressif c'est sûr, moins vif et réactif également. L'aspect "social" est interéssant, plus lent, humain et franc (un peu, il y en a quand même qui font du troc de chronique à la chaine..), mais du point de vue purement artistique c'est moins créatif et identitaire.
Dans le même style, VIRB est pas mal, quoique lui aussi un peu restrictif.


Salutations!

Écrit par : wdb | 26/03/2008

Hello à tous,
Je n'ai jamais eu de page Myspace ou autre, n'ai jamais compté en avoir, mais ton texte a l'avantage de me donner en plus plein de bonne raison pour m'entêter dans mon choix.

Je voulais surtout réagir au discours tenu dans le dernier commentaire (wdb, le 26/03), dont certains passages m'ont fait bondir.

Etre "le grain de sable qui va bouffer de l'intérieur ce rouage pourri", c'est une belle fable, inventée par une certaine pensée "révolutionnaire" (je le mets entre guillemets : on n'est pas dans la rue mais sur internet, la révolution ne viendra sûrement pas d'ici) de salon. Penses-tu vraiment, wdb (si jamais tu repasses par ici), que le groupe tentaculaire de Murdoch se soucie vraiment de ton utilisation "consciente et habile" (sic) ? Du moment que tu fais tourner ta petite roue de hamster, même à l'envers, ça leur suffit.

Quand la contestation devient un loisir comme un autre...

Alors forcément, pour des gens comme toi, agir "vraiment" (mouais, enfin, supprimer son profil Myspace, c'est pas donner sa vie pour la révolution non plus... bref), c'est une utopie, c'est irréalisable, etc. Comme ça au moins on ne fait rien, juste un petit regard cynique et désabusé sur nos esprits prostitués, de temps en temps. Histoire de montrer qu'on est pas dupe...

Écrit par : Gob | 28/05/2008

Bien le bonjour ami internaute,
Bravo pour cet article, très intéressant.
Je travaille actuellement sur un mémoire concernant la culture et Internet, et par la même occasion l'utilisation de Myspace par les artistes. (suis étudiant en 3eme communication à Tournai, Belgique). Il y a vraiment des éléments intéressants pour la compréhension du sujet.

Je réalise une enquête destinée aux artistes via le site http://www.polldaddy.com/s/0A1109F76C9E7436/

Bonne continuation
A bientôt

Geoffrey

Écrit par : Geoffrey | 29/05/2008

Wdb : Si j'ai supprimé mon compte Myspace, ce n'est pas tellement pour ce que ça va changer dans le monde (car je suis bien conscient que c'est tout à fait anodin), c'est plus pour être en conformité avec ma conscience, par rapport à moi-même.

Geoffrey : j'aurais bien voulu répondre à ton questionnaire, mais puisque je n'ai plus de compte Myspace, c'est un peu dur ! Par contre je serai heureux d'avoir les résultats et de lire éventuellement ton mémoire si tu le diffuse un peu, quand tu l'aura fait.

Écrit par : Malo-net | 29/05/2008

Je suis pas entièrement d'accord avec toi car des chanteurs et des écrivains se sont fait remarquer grace à myspace. D'autre part, il utilise un modèle de communication vieux comme le monde qui est la CB. La cibi permettait de faire connaissances avec des gens et de les rencontrer de "visu". Après myspace nest pas plus dangereux que la CB : faire attention à ce qu'ont voit, ce qu'on croit. Et puis les anglosaxons n'ont pas la meme définition et du mot "ami" et de la vie privée. Ami pour eux, c'est j'te dit bonjour un jour et le lendemain, j'te connais plus. C'est rès superficiel. Donc quand tu remet l'instrument dnas son contexte culturel, tout est différent. Après la pub utilisée n'est pas plus dangereuses que ta carte carrefour ou fnac qui piste tout ce que tu fais et qui permet de cibler les produits qu'ils vont te proposer. Notre vie est diriger comme ça de partout. Faut il s'en inquiéter ? oui si on est parano et on supporte pas de se sentir espionner, non si on s'en fou de savoir qu'on aime machin ou truc. Je pense pour conclure qu'il y a du bon sous condition de ne pas tout croire et tout révéler..

Écrit par : Martin | 23/06/2008

Martin,

Je suis d'accord avec toi au moins sur un point : les cartes de crédit qui te pistent ne sont pas moins dangereuses que MySpace ! L'argument qui dit "tant qu'on n'a rien à se reprocher, ce n'est pas grave de se faire pister", c'est l'argument de l'angélisme : je ne vois pas pourquoi les gens qui n'ont rien à se reprocher auraient plus de raisons de se laisser pister que les autres. Personnellement je ne suis pas terroriste, et ce n'est pas pour autant que j'ai envie que ma vie privée soit réutilisée par certains.

Mais en fait, l'argument que je soulève ici n'est pas tellement celui du danger. Si la collecte de données me dérange, ce n'est pas tant parce qu'elle serait dangereuse (même si elle l'est aussi), mais plutôt parce qu'elle sert à engraisser Rupert Murdoch et consorts gràce aux revenus qu'ils en tirent pour établir des profils de pubs dirigées. Et c'est ça qui me dérange vraiment.

Ensuite, désolé, je ne vois franchement pas le lien entre MySpace et la CB. Et même s'il y avait une vague analogie sur le plan du fonctionnement technique, ça ne veut absolument pas dire qu'ils ont la même place, le même rôle, et la même répercussion sociaux.

Enfin, cite-moi un nom de quelqu'un qui s'est fait connaître sur MySpace... S'il est connu, je devrais le connaître ! (hehehe). Je pense que si ce sont des gens vraiment talentueux, ils auraient pu se faire reconnaître par un vecteur plus sain que MySpace. Et imaginons qu'ils aient été de plus en plus connus, et qu'en même temps ils aient eu un profil MySpace qui ait gonflé, rien ne dit que MySpace soit la cause de leur émergence : il est probable que c'est parce qu'on les connaissait de plus en plus ailleurs que leur profil était de plus en plus fréquenté. Enfin, il est peut-être possible qu'on trouve, parmi les millions de profils, 3 ou 4 exceptions qui, s'ils ne confirment pas la règle, du moins justifient aux yeux du monde ce qui est de règle sur MySpace pour les millions de profils restant : perdre du temps sur un gadget à flatter narcissiquement son égo en engraissant au passage les publicitaires et manipulateurs médiatiques en tous genres.

Écrit par : Malo-net | 23/06/2008

prévenu.

Écrit par : cedric | 24/07/2008

Très bonne argumentation et tout et tout, mais au delà de myspace, cette critique peut très bien s'appliquer à une quantité d'autre média, produits ou autre... Vous tous ici je vous vois critiquer le monde libéral et capitaliste dans lequel on vit (et qui me répugne également), et meme s'il est plus agréable de se dire que nous faisons le monde, c'est en fait le monde dans lequel on vit qui nous fais.

Qui peut se venter ici de ne jamais avoir bu une canette de Coca Cola (ou associé), manger dans un mc do ou Quick, acheter un jeu PC, acheté un pc au lieu d'un mac? rire devant une publicité? ou pire, acheter des basket fabriquée par les mains experte d'un pauvre gosse.

Bien sur, tout cela est atroce, mais je ne vois personne réelement prendre les chose en main. Un personne quitte myspace, peut etre 10 ou 100 grace à cet article. Ok, C'est bien, ils ont fait leur coup de gueule... Mais Le milliardaire qu'est ce que ca peut lui foutre? Ce n'est pas nous qui verson la moindre tune... Ce sont les publicitaires.

Et la pub, aussi exessive qu'elle peut être, il me suffi de ne pas la regarder ou de l'ignorer et la voilà qui n'a plus d'emprise! Ce n'est pas pcq je v voir une pub qui me dira le suicide c'est cool que je vais me jeter par la fenetre! Mais malheureusement, un pauvre type lui va suivre le conseil, ben si il l'a suivi, c'était par choix. Point final

Pour Conclure, je dirai qu'il y a un ans, je n'était qu'un musicien solo, et grace à myspace, ou plutot grace à internet (qui fonctionne principalement sur la pub dans sa globalité...) g rencontré des gens qui apprécie ma musique, qui veulent jouer avec moi, ou qui m'on proposé des prestations sur scène. Bien sur, myspace seul n'est pas responsable, c'est mon travail dans son entièreté, mais sans myspace, Ithylic Concept n'aurait jms vu le jour. Il faut savoir faire la part des choses. La surveillance des allé et venue sur le net doit etre réglementée, règle sur la vie privée, ect. La pub doit etre réglementée, mais c'est par des lois et non par des actions isolée qu'elle le sera. En Bref, affiliez vous à des ong, allez voter, renseignez vous par différents moyens et sources, ayez un esprit critique sur le monde et arretez de vous montez la tete sur les détails...

Écrit par : Ithylic | 10/08/2008

Ithylic,

Pour la grande question "est-ce que c'est nous qui faisons notre monde ou notre monde qui nous fait ?", je ne trouve pas très pertinent de la poser en ces termes, puisqu'à mon avis c'est un peu des deux (certains, dont des marxistes sûrement, parleraient de "dialectique" entre les deux...).

Ensuite, je suis tout à fait d'accord que cette critique peut valoir pour tout autre sujet. Ce n'est pas parce que j'ai critiqué MySpace que j'ai dit qu'il ne fallait critiquer que MySpace, et laisser tout le reste tranquille... si ? Ce serait même assez ridicule de ne s'en prendre qu'à MySpace et pas au reste. Sur ce point, je pense qu'on est d'accord.

Après, là où je ne suis pas d'accord, c'est que tu sembles dire "puisqu'il y a d'autres méfaits ailleurs, on peut ignorer celui-là" : c'est un peu la logique du tout-ou-rien : puisqu'on ne peut éviter toutes les saloperies, alors autant ne pas tenter d'éviter celle que l'on peut éviter. Moi je trouve ça un peu bof comme argumentation... Pour moi c'est une pseudo-excuse qui invoque une soi-disant radicalité et clairvoyance pour justifier une paresse d'agir. Je préfère penser qu'il vaut toujours mieux éviter le plus de saloperies possibles, et bien sûr qu'on devra quand-même parfois marcher sur nos valeurs pour vivre avec les autres, mais au moins on aura fait ce qu'on peut.

Encore une fois, si j'ai supprimé mon profil, ce n'est pas pour les quelques malheureux dollars que j'aurai rapporté à tous ces gentils businessmen, mais plutôt par rapport à ma propre conscience, pour me sentir en conformité avec mes idéaux.

En ce qui concerne l'influence de la pub, je pense que tu la sous-estime vraiment. Je te recommande la lecture de François Brune (pas le prêtre !) et des Casseurs de Pub (ici par ex : http://www.casseursdepub.org/index.php?menu=doc ). Même en utilisant par exemple AdBlock+ sur Firefox etc, tu restes toujours soumis à l'imaginaire que la pub te transmet (l'image de la femme, celle du bonheur, ...).

Pour ton dernier paragraphe, je ne pense vraiment pas que MySpace soit un détail : tu as vu le nombre de profils, le nombre d'heures moyennes passées dessus, le chiffre d'affaire ? Avoir supprimé mon compte MySpace ne m'empêche pas de faire ce que tu dis (quoique les ONG et les élections...bof), au contraire, ça m'a libéré du temps, énormément de temps, pour pouvoir le faire. Quand à la tâche d'information et d'esprit critique que tu préconises, et bien... je crois que c'est précisément ce que je suis en train de faire...

Malo

Écrit par : Malo-net | 12/08/2008

Si on nous donnait les structures dans la "réalité" qu'on est censé fidéliser d'après toi, on aurait peut etre un peu moins de pub à faire sur myspace ... pour tout ce qui est du coté de qui dirige myspace et comment ca tourne en réalité, je suis d'accord avec toi, mais pas sur le principe de faire sa promo tout seul, on est jamais mieux servit que par soit même.

Je trouve quand meme que tu as un peu poussé le tout à l'extrême... regarde lilly alen qui est sortie de son trou grace à myspace, et y'a un tat d'autre artiste, surtout du coté de l'Angleterre, qui ont fait leur buzz grâce à myspace.

C'est bien d'aller chercher constemment la petite bete, mais des fois il vaudrait mieu simplement, profiter un peu du peu que certaines personnes nous offrent, car ca ne durera pas !!!!!

Écrit par : Letik | 14/08/2008

Bravo, t'as découvert l'eau chaude !
Les RG n'ont même plus besoin de fouiller pour trouver des infos, on se fiche nous même !

Écrit par : El Tonito | 26/08/2008

Salut.
Merci pour cet argumentaire bien mené. Nous l'avons ajouté en lien sur la page http://taenia-solium.net/documents.html avec d'autres textes contre Myspace et plus largement d'autres textes qui traitent de la culture dans la société actuelle et qui suggèrent des pistes de dépassement.

--
http://taenia-solium.net (archives, mp3, projets, blabla)

Écrit par : taenia solium | 14/09/2008

alors ca yé t parti?
salut

Écrit par : roi | 27/09/2008

Ouah, trop bien, cet article! (O_o)

Je l'ai chopé depuis l'article "Myspace" de Wikipedia...

Très bon article, ça fait réfléchir... Je crois que je vais me faire mon propre site. :o/

Écrit par : Ludo | 28/10/2008

salut,
J'ai regardé sur wikipedia tout ce qui se dit contre myspace...
je me dis que si ça apparait sur wikipedia ( qui est quand même une "encyclopédie" très connue ) beaucoup de gens vont réfléchir sur le sujet. Même si certaine personnes braquées se diront après avoir fais semblant de lire les articles "c'est n'importe quoi, ils n'ont aucune preuve de ce qu'ils avancent, moi aussi je peux le dire si j'ai envie!" c'est grâce à plusieurs petites phrases de petits bouts de réflexions que, peut-être un jour ils seront un peu moins égaux à eux-même et se laisseront à entrebâiller la porte de leur esprit.

PS : j'adore le fond d'écran!

Écrit par : Antoine | 03/11/2008

Antoine,

Merci pour l'idée, mais je pense que ce texte est bien trop "engagé" ou "situé" pour se trouver sur Wikipedia. Disons que tous les textes le sont, même Wikipedia ou n'importe quelle autre encyclopédie, mais il y a des degrés.

Ce texte a l'allure d'un pamphlet contre MySpace, pamphlet documenté et argumenté certes, mais pamphlet malgré tout, et non d'un article d'encyclopédie.

Par contre, je pourrais peut-être contribuer à l'article de wikipedia, avec un paragraphe ou deux, avec un contenu plus neutre et plus factuel. Ou quelqu'un d'autre peut le faire aussi, c'est ça le principe de Wikipedia.

Mais j'y refléchirai !

Malo

Écrit par : Malo-net | 04/11/2008

Bonjour,

je viens de tout lire, ça fait du bien d'avoir des avis engagés qui nous font éviter du temps de vie "bidon", surtout si il y a d'autres alternatives pour les artistes.

D'autre part, le système Wikipedia est en effet très intéressant, ne serait-ce que pour la neutralité demandée dans la rédaction des articles (bon pour le fameux ego).
On apporte le petit élément qui va enrichir un sujet (et non pas d'autres sujets déjà très argentés) ou en créer d'autres.

C'est une "communauté d'amis" d'un tout autre genre, et certainement plus utile, à laquelle tout le monde peut se joindre.

J'ai taté très légèrement au concept il y a quelque temps et votre intervention me donne le goût d'y participer plus activement.

En fait, merci Malo

Écrit par : François | 16/11/2008

Justement, depuis le temps que je me dis : "il faut vraiment que je regarde myspace et que j'y ouvre un compte", j'allais franchir le pas quand en lisant l'article sur Wikipedia, je tombe sur ton article.

Je n'étais pas certain d'en avoir "besoin" et je restais assez sceptique sur ce genre de site. Mais ton article m'a clairement convaincu. Je ne créé pas un compte sur MySpace même s'il semble offrir des fonctionnalités (page web perso, cercle d'anciens (réels) potes, etc.). Tu as raison : on peut aussi faire l'effort d'être créatif et de faire tout soit-même. C'est plus long, mais au moins, c'est "notre" création, et on est un peu plus maître de ce qui est fait du contenu (même si des robots, il y en a partout).

Cela dit, il me semble que ce qui est dit sur MySpace peut-être dit de n'importe que site de réseau social, non ?

En tout cas merci d'avoir rapporté tes réflexions sur ton expérience.

Écrit par : Pierre Vignéras | 22/11/2008

bonjour à toi,

je viens juste de terminer la lecture de ton article et je n'ai pu m'empresser de répondre automatiquement, tellement tu es dans le vrai.
je me suis crée une page myspace il y à 2 mois environ, dans l'optique de diffuser mes morceaux et avoir des avis de musiciens amateurs et professionnels. Cela faisait un moment que je voulais le faire, car dans le monde où nous vivons aujourd'hui, je me disais que c'était sûrement un bon moyen de se faire connaitre, étant donné que de plus en plus de personnes utilisent ce site de diffusion...

Je me suis donc ballader sur la toile myspace, invitant des musiciens dont la musique me plaisait à devenir mes "amis". En fait c'est marrant car de temps en temps il y a des suites à cette demande, et d'autres non, la personne acceptant juste pour que tu sois un "ami" en plus et c'est tout.
Plusieurs artistes m'ont répondu, en précisant quels morceaux ils aimaient et lesquels ils aimaient moins, ce qui me montre qu'ils ont écouté ma page, mais rien ne prouve que je serais de plus en plus en connu.

Je n'étais pas au courant de tout ça avant de me crée ma page, du moins je ne savais pas que ce "sacré enculé" de Rupert Murdoch était le marionnetiste de tout ça !(pardon pour ces termes mais je le pense ).
Je me doutais que c'était bien factice, mais pas à ce point là.

En bref je pensais déjà à me crée un site web, qui me semble être une meilleur solution, et démarcher des bars etc...mais je vais garder ma page encore un peu, histoire aussi de diffuser ce texte, que je trouve très intéressant, bien écrit et avec de réelles informations sur le sujet.

Merci de m'avoir ouvert les yeux sur certains points, en tout cas bonne continuation à toi..

salut
nino

Écrit par : nino martin | 17/12/2008

Nino,

Merci pour ton commentaire, ça ne me gène pas que tu traites Murdoch d'enculé, sauf sur un point quand-même : c'est une insulte un peu homophobe...

Écrit par : Malo-net | 19/12/2008

Tu as fini de me convaincre !
> http://tatouagedoc.net/mytruc.htm
Merci à toi !

Écrit par : Grenouille | 22/12/2008

Bonjour

J'ai fait un lien vers votre page sur notre forum associatif
Voir: http://gueule.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1088#p1088

Bravo !

Écrit par : gueule de bois | 11/01/2009

Salut Malo, j'ai bien vu ton commentaire sur mon faux Myspace assez moche en effet, comme le vrai
Pour te répondre cette fausse page Myspace (Myownspace.fr) me sers:
-de carnet de commentaires (jsais pas faire autre chose que du HTML donc c'est pratique d'avoir cette page..)
-à montrer que j'ai un petit peu d'humour. J'aime bien les fausses pubs etc...

J'ai pas trouvé ton email alors je te parle par commentaires interposés...

Allez bonne continuation.

Écrit par : 1000diez | 21/01/2009

jo pourquoi tu a quitter myspace? moi quand je mes inscrit pis ca fait pas longtemps. je vais presque a tout les jour pis quand tu y tes là jécoutais souvent tes chanson parceque ca parlais anglais pis moi anglais cest ma meilleur force pis jaime tes chanson cest incroyable sont trops hot cool pis garde jaime aussi tes parole que tu chantais je suis décue que taille quitter jaimerais que tu me dise juste a moi pourquoi tu a quitter myspace ok

Écrit par : stéphanie savard | 08/02/2009

Youpi !
Nous aussi on est censuré par myspace !
voir: http://gueule.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=1228#p1228

La gloire !!!

Écrit par : Gueule De Bois | 14/02/2009

J'ai lu attentivement ce texte pour le moins intéressant. Mais je dois dire que je nai pas besoin de ce genre d'argumentaire pour être lucide sur le monde dans lequel on vit. Le critique de myspace est clair, précise, efficace. Mais au final, s'il on ouvre les yeux, ce n'est qu'un aperçu du fonctionnement global du système dans lequel nous vivons. Tu pointe du doigt l'aspect pervers de myspace, mais on peut faire l'analogie avec toutes les activités humaines. En effet, nous vivons dans un monde ou l'instinct de conservation nous poussent inévitablement à cautionner le monde capitaliste. Oui, le simple fait de se nourir grâce au supermarché va dans le sens de la logique mondiale. Travailler pour avoir un salaire, même si le métier est entre guillemet louable, c'est simplement être un maillon de la chaîne, c'est participer à la prosperité de ce système au combien pervers.
Donc oui, on peut essayer à son échelle et dans une certaine mesure d'adopter une stratégie d'évitement vis à vis des choses qui ne sont pas vitales. Mais quoi que l'on fasse, nous aurons toujours un impact.
Mais je vais finir par un message d'espoir et essayer d'être constructif.
Il faut essayer d'agir intelligemment, éviter de surconsommer tout d'abord, le bohneur est ailleurs. Le consommateur accro est un éternel insatisfait qui se nourrit d'un désir factice.
Il ne faut pas non plus céder à l'immobilisme sous prétexte que le monde qui nous entoure est imparfait. Au contraire, c'est autant de challenges à relever, pour nouer de vrais reations et révéler sa vraie nature.

Écrit par : de passage | 24/02/2009

Tout à fait d'accord avec "de passage".

Il est absurde de critiquer MySpace tout seul, sans le resituer dans le système dont il n'est qu'un produit. Mais cela n'empêche pas de le critiquer quand-même, une fois que l'on a cette clause en tête.

Si ça peut te rassurer, je ne fais pas mes courses en supermarché, et je ne suis pas "salarié". Ceci dit, parfois en effet on n'a pas le choix et le système nous oblige à nous compromettre en fonctionnant avec lui. Dans ces moments, il ne faut alors pas céder à la logique du "tout ou rien" qui revient à penser que quelqu'un qui n'est pas impec' sous tous les plans (ce que le système actuel rend presque impossible) est quelqu'un qui se contredit et qui ferait mieux de ne même pas se mobiliser localement sur un point ou deux.

Écrit par : Malo-net | 24/02/2009

nickel ton exposé...
personnellement j'ai encore un space, mais c'est juste un prétexte pour mettre un lien vers adblock+, vers ton site, et forcement vers le miens...
oui oui, c'est bien ça, de la pub !... :D

Il n'empêche que je pense qu'informer les gens de l'existence de "Adblock+" et de ton texte mérite ce petit space, qui, pour le reste, restera vide...

D'ailleurs, je suis moi aussi "victime" de la censure myspacienne !

je suis considéré comme de la mauvaise herbe ! :

"Le lien que tu essaies de visiter est désactivé.

Tu as atteint un lien qui n’est plus en service. Ce qui signifie que le lien avait un caractère malveillant et que, comme de la mauvaise herbe, il fallait l’éliminer avant qu'il ne se propage."...

Tu crois que je devrais porter plainte pour diffamation ? mdr
Et d'abord pourquoi ils me tutoient ces cons ??? lol

http://zeggg.free.fr/
(et comme ça je fais un peu de pub déguisé ! ;)

Kenavo !

Écrit par : E.D.I. | 17/03/2009

merci pour toutes ces précieuses infos, et à l'énergie et le partage de toutes et tous, spéciale dédicace à G.G.G et casseurs de pub pour les sites et leur contenu...doux, dur, dingue, drôle..."edvige...c'es ce qui me dérange ;)
cet article m'a convaincu, même si je m'en doutais, mais je passe très peu de temps sur myspace depuis 2 ans que je me suis "créé" un profil,
cependant attention à certains liens un peu douteux genre:
http://valleywag.com/tech/myspace/myspace-the-business-of-spam-20-exhaustive-edition-199924.php
il apparait en bas de page un lien facebook pour laisser un commentaire...
même combat non?
et je finirais par une petite chanson qui n'est pas sur mon myspace que je vais fermer dès demain!!!
" ils ont des chapeaux ronds, vive la bretagneeuuu..."

bella vita a tutti !!!

Écrit par : marco | 13/04/2009

Salut Malo,

je suis tombé sur ton article vraiment par hasard, et du coup je me suis dit, enfin si tu le permets bien, que je pourrais en profiter pour parler d'un site.

Mais avant toute chose, je suis plutôt d'accord avec ce que tu avances, même si depuis on peut quand même dire que certains artistes ont réussi à se faire connaitre grâce à Myspace.

L'un des reproches majeurs pour moi c'est que ça appartienne à Murdoch et rien que pour ça je ne comprends pas certains artistes ayant des textes engagés anti système et qui y sont quand même présents.

Certains groupes comme High Tone ont par contre une attitude plus cohérente, car ils n'alimentent pas un système qu'ils dénoncent.

Voilà ce qui m'amène à parler du site: Wizzmusic

Le principe du site est assez simple, et il se rapproche de myspace dans le sens ou l'artiste administre lui même son espace.
Mais il y a quelques différences comme une écoute en streaming par style musical.

Après l'objectif est de ne proposer en écoute que des artistes indés qui nous plaisent, donc on fait une sélection sur les artistes référencés, pour mettre en place une cohérence artistique.

Voilà le but est de mettre en avant du contenu de qualité avant tout.

En espérant que tu passe de temps en temps ici.

Écrit par : Wizzmusic | 12/05/2009

J'ai lu avec grande attention cette critique de Myspace que je trouve très pertinente.J'ai ma page depuis un an à peu près et le nombre de visites ne dépasse pas les 1500, en comptant toutes les fois où j'écoutais mes propres morceaux et le nombre très rares de visites de gens qui allaient sur ma page parce que je leur en avais parlé, il faut bien se rendre à l'évidence: tout le monde s'en fout de mon myspace et personne ne le connait en fait.Y compris tous les amis-exclusivement des groupes que j'apprécie réellement-qui n'ont même pas écouté un seul des morceaux présents.
Quand aux commentaires laissés sur les amis dont j'apprécie la musique:ils sont bien contents de voir qu'on les aime mais ça s'arrête là,à quoi bon laisser un commentaire sur une page n'ayant même pas de visiteurs.
En fait on passe des heures à se faire des amis qui s'en foutent royalement de vous...
Je voudrais parler de Jamendo qui ne me semble pas être une bonne alternative et voilà pourquoi:
-vous créez un album téléchargeable gratuitement,donc les gens ne payent pas votre travail.La seule différence est que c'est légal et que vous donnez votre accord: quel intérêt pour l'artiste?
-vous vous dites: les gens vont faire un don, donc je toucherais un peu d'argent. En fait personne ne fait de don, à quoi bon payer alors que c'est gratuit?!!
-Les partenariats avec Creative Commons: il y a des dizaines de milliers d'artistes, donc avoir une chance de se voir proposer un contrat est plutôt mince, non?
- De plus, une clause dans Creative Commons stipule que vous ne toucherez pas un sou si vous êtes adhérent à la Sacem!Pourquoi?
J'attends toujours l'explication; les 2 organismes ne doivent pas avoir la même conception des droits d'auteur et se faire la gueule où la guerre?!!
J'aimerais bien en savoir plus là-dessus...

Écrit par : Marc OFX | 17/05/2009

Je suis arrivé ici justement parce que je me posais des questions sur myspace et facebook.

Beaucoup de personne de mon entourage ont un facebook, et la plupart d'ancienne connaissance que je revois dans la rue me disent d'aller sur leur facebook pour communiquer avec, voir leurs photos, etc.

Mais pour ça, il faut que je fasses un compte facebook. J'étais toujours contre, mais à force, je commençais à me dire que finalement, faut pas être con, etc...

Mais j'ai réfléchis, pesé le pour et le contre et je suis arrivé à la conclusion que non, je ne le ferais pas.

Je me suis déjà laissé convaincre de créer un compte sur myspace, et ce que j'en ai retenu c'est la même chose que toi (sauf que tu me le rappelé brutalement et je t'en remercie).

C'est pourquoi, j'assume pleinement la responsabilité de cet échec, et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie sociale de myspace après la fin de ce message (oups pardon je me suis pris pour un homme politique du 21 avril 2002).

Écrit par : Zoun | 30/05/2009

Superbe article !

C'est le bassiste de mon groupe qui m'a mis la puce à l'oreille.
En effet, nous étions tous partants pour se faire un compte myspace afin de diffuser notre musique, la faire découvrir, et éventuellement obtenir des contacts pour jouer.
Seul lui était viscéralement opposé à ce procédé, et ce pour des idées / arguments qui sont aussi relatés dans ton article.

Je me suis donc renseigné, et je suis tombé ici.
Après une longue lecture (mais ô combien intéressante), j'en ai aussi conclu que myspace était un piège fourbe dans lequel nous ne pouvions pas nous permettre de tomber.

Nous nous sommes donc mis d'accord pour créer notre propre site (ce que nous avons fait), et au final, il est aussi accessible qu'un espace myspace (référencé dans les moteurs de recherches en premier lien, etc...), propose lui aussi une écoute directe de nos morceaux, permet de voir des photos, vidéos, se tenir informé des concerts à venir, etc...

Au moins, aucune censure de la part d'un "hébergeur" qui a finalement le droit de veto sur ce que tu souhaites diffuser, une administration gérée directement par un de nos musiciens (moi :D), et pas de caution de notre part d'un système mis en place par un de ces individus que nous dénonçons dans nos textes.

Merci bien pour l'info, je m'occupe de la faire tourner un max à mes contacts en les invitant à en faire de même.

PS: concernant facebook, il me semble que l'état a maintenant son fichier edwige alimenté directement par ceux qu'il veut surveiller...
Bravo à ceux qui s'offusquent mais qui y contribuent sans problèmes de conscience...
Libre à eux

Écrit par : AnkX | 23/08/2009

Hello!
Vous dites que Myspace ne sert à rien, mais ce réseau a contribué énormément au développement a une certaine "scène" experimentale bruitiste arty informelle (des gens qui font une musique qui n'interesse presque personne quantitativement mais peuvent s'organiser des tournées en se mettant ainsi en relation). De fait, myspace profite beaucoup aux gens pas du tout connus qui se distingent par leur byzarrerie. J'ai participé a deux tournées a l'etranger (une en angleterre et une en Amerique du sud) 100 pour cent grace aux contacts de Myspace.
je voulais juste communiquer ces faits, ce n'est pas pour soutenir mon "idéologie" car personnellement, je suis encore beaucoup plus alternatif que le boycott a myspace: ne crois meme absolument pas dans la representation artistique! Elle ne fait qu'entretenir le binôme ego/passivité, je pense que l'art c'est la vie et je suis pour la fin de tous les médias. Le vrai myspace c'est de sortir dans la rue et de connaitre ses voisins.
Les artistes contestataires du système ne font que remettre en cause des pièces facilement échangeables d'un système en renouvellement permanent. C'est toute la culture de masse qu'il faut mettre a bas, et c'est probablement un travail de plusieures générations.
La bise et bon courage!

Écrit par : manuel | 26/08/2009

Salut Manuel,

Je suis d'accord avec toi sur le fait que simplement critiquer MySpace ne suffit pas. Pourtant, désolé mais je vois mal comment on peut prétendre être plus radical, tout en commençant par défendre MySpace (même d'un point de vue strictement pratique).

J'apprécie beaucoup Debord et ses idées, pourtant je pense qu'on fait toujours un amalgame sur le terme de "spectacle". Ce terme ne désigne pas une simple représentation scénique, mais bien une organisation générale qui sépare l'individu de son image d'acteur potentiellement agissant. Du coup, on peut trouver de la scène qui n'entre pas dans le spectacle, et du spectacle hors de la scène.

Pour la scène sans spectacle, voici mon expérience :lorsque je joue de la musique, c'est souvent en fest-noz (fêtes traditionnelles bretonnes), où le clivage "ego/passivité" est vraiment atténué par rapport à un concert de pop/rock standard. Dans notre milieu, le musicien n'est rien sans les danseurs, et d'ailleurs que je sors de scène je me retrouve danseur anonyme parmi les autres danseurs.

Pour le spectacle sans la scène, il suffit de voir comment se déroule une AG étudiante, soit disant "démocratique" et s'opposant à toute hiérarchie et toute oppression...

Des liens intéressants pour continuer là-dedans : "Critique de la critique du « spectacle »", de Rancière (http://revuedeslivres.net/articles.php?id=360). Par rapport à mes idées : "Bouffons sacrés" (http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2009/05/09/bouffons-sacres.html)

Écrit par : Malo | 05/09/2009

Salut,

On ne comprend généralement pas pourquoi mon groupe et moi ne sommes pas sur MySpace.

J'avais commencé à écrire un article pour tout expliquer en détail, à rassembler mes arguments et à en trouver d'autres quand je suis tombé sur cet article très complet qui résume très bien mon point de vue.

Arrangé à ma sauce, je l'ai retapé sur mon blog, je voulais juste le signaler.

Félicitation et merci !

Écrit par : BtK | 19/04/2010

Bonjour,

le problème vient surtout, comme certains commentaires le démontrent, du comportement égocentrique de bons nombres d'utilisateurs, même ceux étant informés des conséquences de l'utilisation des sites cités dans l'article.

Ce qui revient souvent "Ouais, ça rapporte du fric à des connards, mais je m'en fous, myspace M'a permis de me faire des amis, de créer une association qui organise des concerts..." Etc etc etc, bref, ils pensent à ce que ça LEUR apporte avant de penser à leur responsabilités dans tout ça. Que ça contribue à envoyer des soldats faire la guerre dans un autre pays, ils s'en tapent, puisque ça ne concerne pas directement leur nombril et leur entourage.

Il y a donc ceux qui ne sont pas informés, et ceux qui le sont mais qui s'en foutent, contents de pouvoir, avec l'aide de ce site, améliorer la pauvre image qu'ils ont d'eux même, ou tout simplement pouvoir fuir leur pathétique existence dans des illusions, du divertissement, des vices, comme le souhaite le système dans lequel nous vivons. (Pour les profanes, ceci est une infime part de l'intelligence économique, qu'on peut vulgairement définir comme "le marketing pour les idées, l'art de manipuler la masse")

La nouvelle religion actuelle touchant la jeunesse des pays capitalistes est le "je m'en foutisme", et "l'élite" l'a bien compris, a bien formaté la jeunesse dans ce but égocentrique, afin de pouvoir en tirer parti. Mission réussie pour eux ?? Ben, quand quelqu'un est face à des preuves qui lui démontrent qu'il a sa part de responsabilité pour les merdes qui pleuvent sur cette terre, qu'il s'en plaint même, mais qu'il "paye" pour ça, mais que pour autant "il s'en fout", qu'il se voile la face au lieu de se remettre en question... Oui, on peut dire "Mission accomplie" à ces gentils connards.

Beaucoup se rabattent sur myspace ou facebook, sans se renseigner, comme l'article le précise, sur ce qu'il se cache derrière, uniquement comme des moutons de Panurge suivant le troupeau. Leurs amis sont dessus, tout le monde est dessus, on en parle de partout, il faut être dessus pour pas être "à part", alors on y va, sans se poser de questions. Naturellement, quand l'heure vient de se poser des questions, ou que quelqu'un nous mets devant cette opportunité, la majorité ne pourra sacrifier ce moyen de fuite, en sachant qu'il se mettrait à dos "la communauté moutonne", et baissera alors les bras et oubliera ses torts rapidement au milieu d'autres aveugles formatés qui lui donneront comme repère que ceux qui disent du mal de tout ça ont forcément tort, puisque la majorité dit que c'est faux.

Victimes de l'intelligence économique, de la médiatisation, du phénomène de mode, de groupe... de manipulation. Mais une fois informés, si ils décident de continuer, ils ne sont plus "victimes" (car ignorants), ils deviennent alors complice des connards qui sont derrière ces supports.

Écrit par : Grumpy | 30/04/2010

Eh bien... Je l'aurais peut-être dit avec moins de vigueur, mais je n'en pense pas moins !

Malo

Écrit par : Malo-net | 02/05/2010

Aujourd'hui comme à la date de ton article (le 09/12/2007), quantité de choses que tu énonces sont fausses, je n'en citerai que deux :
-Tu dis que les téléchargements sont impossibles, alors que ça à toujours été à l'artiste de décider si oui ou non ses titres pouvaient êtres "downloader"
-Tu dis que toutes les pages se ressemblent, alors que depuis 2007, on peut aisément habiller sa page à sa manière...Et je trouve que tes propos sont forts désobligeants pour tous ceux que s'prennent la tête à y mettre une touche perso.

Tu dois être bien malheureux par moment....

Le mal est partout, de tout temps ça a été comme ça, faut apprendre à vivre avec un jour, prendre le bonheur où on peut, en mettant de côté la folie humaine amigo...
Sinon on reste prostré dans un coin tout seul....Parce qu'on ne peut rien y faire à part toujours garder les yeux ouverts, en restant intègre, droit et juste ! On dirait une phrase de justicier en collant...tant pis.

Zoom

Écrit par : Zoom | 03/07/2010

Zoom,

Tout d'abord, je te remercie sincèrement de t'inquiéter pour ma santé mentale, et, je te rassure tout de suite, je vais plutôt bien, je suis heureux, pas déprimé, je sors de chez moi, je vois du monde, etc.

Pour le reste, quelques petites précisions :

- est-ce que j'ai vraiment dit que "les téléchargements sont impossibles" ? Je ne crois pas, si on lit mon article, on trouve ça : "la plupart du temps, les airs ne sont pas téléchargeables sur une page MySpace", et "a chaque fois que l'on ne propose pas ses airs en téléchargement, on exclut...". Je sais bien comment fonctionne MySpace, j'en ai eu un. Je ne dis pas qu'il est strictement impossible de proposer ses airs au téléchargements, je me contente simplement de constater que la plupart des pages MySpace ne le font pas.
- en ce qui concerne la possibilité de customiser sa page, heureusement qu'on peut faire quelques petites choses, mais on ne trouvera jamais sur MySpace la fantaisie et la créativité qu'on peut trouver sur un vrai site (même avec peu de connaissances et de moyens). Je maintiens qu'on trouve toujours, grosso modo, les mêmes éléments : morceaux en écoute, liste d'amis, commentaires, etc. C'est d'un triste conformisme. Ce n'est pas parce qu'on rajoute du beurre dans de la purée Mousline qu'on a vraiment changé le fond du produit. Ce n'est pas parce qu'un étudiant colle un poster dans sa chambre de Cité U qu'il en a fait les plans.

Bon, finalement, je suis assez rassuré, si tu ne trouves à critiquer que sur ces points anecdotiques, et pas sur le fond des arguments.

Par contre, sur le fond, je ne suis pas trop d'accord avec l'argument "sous prétexte que le mal est partout, je m'autorise à ne rien faire". En quittant MySpace, je sais bien que je ne l'ai pas détruit, mais ce n'est pas pour autant que je devais y rester. Ce n'est pas parce quelque chose de mauvais existe qu'on doit l'accepter. Tu parles comme si MySpace était une nécessité tellement vitale qu'on ne pourrait pas s'en défaire, comme si je n'avais pas pu quitter MySpace sans un grand sacrifice. Eh bien ce n'est pas le cas, et je crois qu'en le quittant j'ai justement "pris le bonheur ou je pouvais", comme tu le dis si bien, c'est à dire là où il se trouve vraiment.

Malo

Écrit par : Malo-net | 03/07/2010

Bien répondu (bien que trop gentil, tu l'as reconnu, tu manques de vigueur).

Ce que tu démontres, et que lui n'a pas, c'est la responsabilité. "C'est mal mais on peut rien y changer" n'excuse pas le fait qu'on est responsable si on cautionne. Quitter ce genre de chose ne le fera pas disparaitre, mais on sera alors plus responsable du "Mal" énoncé qui est la conséquence de leurs sites. Le tout dans une vie est, vers sa fin, de pouvoir se dire qu'on a utilisé le temps imparti pour se connaitre, s'apprécier, et avoir fait de nous quelqu'un de potable, tendant vers la sagesse, le respect de soit, du monde qui nous entoure et des autres. (Alors qu'eux décèderont dans l'idée qu'ils ont fait que du bien, bref, dans de l'illusion, pure auto hypocrisie et voilage de face, ou, au mieux, décèderont avec le poids de la culpabilité de n'avoir pas pris les décisions pour grandir, aller de l'avant, et vivre en tant qu'individu sage et responsable.)

Je serais vraiment honoré et ravi de pouvoir discuter avec toi sur un support privé, je pense qu'en plus de pouvoir partager cette vision lucide des choses, on pourrait apprendre pas mal l'un de l'autre. Laissons ces détracteurs incapables de se remettre en question entre eux (Je les laisse donc voir cela - à travers leur rapide et facile interprétation - comme de l'arrogance et de la supériorité... hahaha qu'ils sont prévisibles ^^)

Écrit par : Grumpy | 24/08/2010

Je n'avais pas pris le temps de me renseigner sur Myspace... et maintenant je m'en mords les doigts! Depuis le 15 juillet 2010, ils ont finalement implémenté ce que certains prédisaient depuis déja 3/4 ans :
Leur profile version 3.0 (en mode beta) qui malgré ce qu'ils affirment ne permet plus de revenir totalement au profil 1.0 ce qui fait que non seulement toutes les modifications qui ont pu être faites (html/css) ou les liens sont perdues et ne peuvent plus être modifiées mais en plus toute fonctionnalité non disponible à travers le nouvel interface Myspace est interdite. Il n'est plus possible, par example, de spécifier la position d'une photo dans sa page, seule une des 3 presentations fournies est possible pour son profile.
En plus la moitié droite de la page est pratiquement dédiée aux publicités contractées par Myspace et ce en plus du bandeau en tête de page.
Pour couronner tout ça Myspace à maintenant un contrat publicitaire avec La Scientologie et cette pub est diffusée en Europe incluant la France!

Écrit par : JJPM | 27/08/2010

C'est du vécu! Moi-même je me suis laissé prendre au jeu sur un site equivalent nommé www.akamusic.com.

L'article évoque des solution alternatives suivantes (2008):
Kaouenn,
Jamendo,
PureVolume et
Virb°,
Beta Records,
Isound,
Open Label,
Stage.fm, ...

Est-ce que cette liste est "up to date" ?

Merci

Écrit par : Mµ | 13/09/2010

Bonjour,

Non, la liste n'est pas vraiment à jour, il faudrait surement l'actualiser, et voir lesquelles de ces solutions possèdent les mêmes travers que MySpace.

Malo

Écrit par : Malo-net | 13/09/2010

Tes solutions alternatives me semble très viable.
Merci

Écrit par : Mµ | 13/09/2010

Pourquoi moi je le garde :
Je fais augmenter mes compteurs de lectures et d'affichages
avec http://www.maxitraffic.net ;-)
Ciao

Écrit par : rené | 21/10/2010

Myspace ne sert vraiment rien à rien. J'ai pu le constater à plusieurs reprises. J'aime écrire des textes littéraires et ce en plusieurs langues
( Anglais, Espagnol,Italien et latin) et ils n'intéressent personne. Profondément dégoûtée ( je ne m'appelle évidemment pas Lady Gaga) j'ai décidé de m'en aller. ça ne sert à rien d'écrire des textes qui n'intéressent personne.
Alors, je suis de tout coeur avec vous, j'ai aimé votre façon d'exposer les choses.

Écrit par : Princess-Lullaby | 19/01/2011

Waou ! Quel article ! De toute manière myspace est en perte de vitesse face à Facebook ? Est-ce pire ou moins bien, je ne me suis pas encore penché sur la question. Par contre, je me suis penché sur la question de la recette du coca et c'est pas jojo...

Écrit par : La recette du Coca cola | 09/03/2011

olala ... j'ai tout lu, et une bonne partie des commentaires. Mais sincèrement je ne comprends ce genres de "posts".

Je vais pas argumenter complètement, car j'ai justement d'autres choses à faire, mais pour reprendre certaines choses.

Les msplinks servent aussi surtout à Myspace d'éviter aux groupes de se faire de vrai liens de référencement vers d'autres sites, pas besoin de ça pour savoir qui cliquent sur tel ou tel lien (d'ailleurs sur n'importe quel site visité les hébergeurs peuvent savoir exactement combien de temps vous passez sur une ou une autre page, sur quels liens vous cliquez, comment vous êtes arrivés sur le site etc.).

Vous pensez vraiment que sur un site internet on dépose au hasard le contenu du site ? C'est grâce à ce genre de données qu'on peut après vous proposer des sites adaptés à vos goûts et qui correspondent à vos envies.

Chaque site proposant d'uploader de la musique pour ensuite la proposer aux internautes est obligé d'avoir des droits à titres non exclusif (sinon ils seront justement tord). Myspace ne peut et ne pourra jamais s'amuser avec un de vos titres, sauf si bien sûr, vous n'avez jamais déposé les droits de votre musique. Mais ça c'est un peu votre problème, et tout le monde pourrait le faire à la place de Myspace.

Myspace n'apporte aucune nouvelle date ? Aucun nouvel auditeur ? Aucune nouvelle connaissance pro ?

Faux, faux et faux. Pour les personnes utilisant des méthodes abusives ça ne servira effectivement à rien (et encore tout est possible). Cependant en utilisant des moyens simples, en essayant de répondre de manière à peu près normale et bien on récupère facilement un nouveau public qu'on aurait jamais, mais vraiment jamais touché via un site web perso (ou même une autre plateforme).

Il en va de même avec les autres groupes, organisateurs, radios, etc. Les "thx for the add" ne servent à rien, mis à part (et là je suis d'accord avec toi) se faire de la mauvaise pub.

Un groupe de musique sur Myspace n'est pas là pour devenir ami avec tout le monde à n'importe quel prix ! Un groupe sur Myspace est là pour essayer de diffuser sa musique à des personnes qui potentiellement l'aimeront.

Enfin bon, dernières petites choses. Un site Myspace a toujours eu et (même si en ce moment Myspace est un peu dans le creux de la vague) aura toujours une meilleure image aux niveaux des auditeurs / pros / etc. qu'un site Web perso.

Je suis cependant d'accord avec toi sur le point que Myspace ne sert à rien, mais je rajouterai, seulement si on ne sait pas s'en servir ;)

Et aussi qu'il faut toujours se fixer des limites de temps sur Myspace, sinon on risque d'en perdre beaucoup.

Allez et vu que je n'aime pas rester anonyme sur Internet, j'ai même laissé mon adresse email.

Bonne journée !

Écrit par : David | 17/04/2011

Dis donc tu es bien critique vis à vis de MySpace. Je pense que ce réseau reste utile pour découvrir des talents musicaux. D'ailleurs, il remplit plus ou moins clairement cet objectif dorénavant.

Écrit par : Liz&Leo | 13/07/2011

Bonjour, je suis utilisateur de Myspace depuis peu et j'ai lu avec attention votre critique solidement argumentée. Vous connaissez votre sujet et , il faut l'avouer , c'est plutôt rare sur internet. Je vous remercie pour ça.
De plus, on peut dire que la lecture de votre texte tombe à pic, je m'explique: j'ai tendance à vivre un peu en marge, pas par snobisme mais plutôt à cause de ce que vous dénoncez. Dans un monde où tout le monde a quelque chose à vendre (si ce n'est eux-mêmes), on a l'impression pesante qu'on doit jouer le jeu du plus grand nombre si on veut exister et se transformer en VRP multicartes. Et Myspace fait partie de ce jeu.
Je citerai ,pour illustrer ce propos, un bien meilleur auteur que moi, Pierre Desproges dans sa chronique intitulée "La Cour". Il y décrit une soirée passée chez Coluche qui vient d'acquérir le statut d'icône vivante:
"...tous avaient à vendre des idées, des chansons, des sketches à deux voix, leur soeur, ou un bateau à voile pour le bon plaisir du roi sur l'eau." Malheureusement, Myspace et consorts ont mondialisé cette hypocrisie, les personnes deviennent un moyen, des marche-pieds de pauvres vecteurs voués à l'auto-translation, et non une fin en soi.
Myspace nous donne la définition la plus vulgaire et réductrice du mot EXISTER.
Malgré cela (parce qu'il y a toujours un "mais") je conserverai mon Myspace tel quel pour 3 raisons:
-1- Je ne me suis inscrit que très récemment sur Myspace pour y "stocker" mes musiques et les partager. En un mois, j'ai eu une demande de concert et fait la connaissance d'un artiste qui fait des films d'animation avec lequel je vais collaborer très prochainement. Il aime mon travail, j'adore le sien et on va bosser ensemble! Franchement, je n'en attendais pas tant! Ce qui me conduit à la deuxième raison.
-2-Myspace est une carte de visite sonore gratuite et permanente, cela facilite beaucoup le démarchage!
-3-Je fais de la musique surtout pour la partager et, comme la radio, myspace laisse une place au HASARD. J'ai moi-même découvert quelques trésors en cherchant des morceaux à l'aveuglette.(beaucoup de bouses infâmes également, toujours comme la radio).
Bref, il faut prendre ce média pour ce qu'il est, pas plus, pas moins. Je suis d'accord sur l'essentiel de votre argumentaire mais, sauf votre respect, on peut avoir cet éclair de lucidité dès le premier clic sur la première fenêtre de Myspace, idem pour Facebook.
Il m'arrive encore de tomber sur des programmes passionnant à la télévision, pourtant symbole de l'abrutissement des masses, l'affreuse et dégoulinante machine à fric. Je la débrancherai et la jetterai par la fenêtre le jour le où la télé que j'aime sera morte et enterrée MAIS PAS AVANT. C'est au téléspectateur, au "myspacer" ,au "facebooker" qu'il appartient de filtrer, de ne pas être là où on l'attend!
Là où je vous rejoins aussi, c'est sur votre réponse à la question: "A qui profite le crime?" Je ne sais plus comment s'appelle ce film relatant l'histoire des "créateurs" de Facebook mais, si c'est cela réussir brillamment, si c'est cela le rêve américain... aurions-nous lu Zamiatine, Orwell et Huxley pour rien...?
Enfin, si j'ai compris une seule chose en tant que musicien, c'est celle-ci:
Travailler son Art est la seule clef. Je me suis dit que, si je devais être (re)connu un jour (ce qui n'est plus ma préoccupation principale aujourd'hui), il faudrait que ce soit pour de BONNES RAISONS. Et plus je travaille mon Art avec passion, sincérité et humilité, plus les concerts s'enchainent, plus les réactions du public se font sentir, plus le bouche-à-oreille se fait...
Pardon pour cette comparaison que certains, surtout certaines, pourront qualifier de mysogyne: La quête pour la sacro-sainte Notoriété s'apparente à celle des hommes pour les Femmes. Ils ne savent pas vraiment pourquoi ils font cette fixation, ils vont s'abaisser jusqu'à se renier eux-mêmes ,devenir hypocrites, et tomber dans les "pièges" les moins subtils tendus par le sexe opposé. Il y a toute une industrie qui exploite ce la aussi!
Mais si le sujet masculin se recentre, prend le temps de se construire un monde intérieur riche et grondant qui n'aie pas les femmes pour épicentre, curieusement, elles lui manifesteront beaucoup plus d'interêt; ça n'est pas une recette mais un simple constat. Mais trêve de digression...
Je conclurai en disant que je sais que ce n'est pas Myspace qui me conduira vers une notoriété méritée et que ce n'est pas en utilisant telle ou telle marque d'eau de toilette que j'aurai plus de femmes dans mon lit. Pourtant, je conserverai mon Myspace pour les raison précédemment expliquées, et je continuerai de utiliser telle eau de toilette plutôt qu'une autre parce que j'en apprécie le parfum.
Merci a vous pour nous avoir donné matière à débattre. Quelque chose de consistant, ça faisait longtemps...

Écrit par : Julien | 10/09/2011

Petit post-scriptum:
A la lecture des différents commentaires, j' ai vu que quelques uns n'avaient pas pu s'empêcher de donner le nom de leur groupe, de placer des liens, et une, le comble du comble, de vous envoyer un lien vers...son myspace.
Vous disiez que Myspace exploitait la fragilité de l'ego chez l'humain, certains de ces commentaires prouvent que cette source est intarissable. Miser sur la connerie et la faiblesse des gens est, a notre époque, le pari le plus sûr!
Pour les contredire, je ne serai pour vous aujourd'hui que "Julien le musicien":"-Quelque chose à vendre?
-Non
-Rien à déclarer?
-SI!"

Écrit par : Julien | 10/09/2011

Bonjour Julien, et merci pour ce long commentaire qui comporte beaucoup de choses intéressantes.

Le texte sur MySpace a été écrit en 2007, et c'est sûr qu'il y aurait pas mal de choses à actualiser... Notamment le fait que, depuis, Murdoch a été compromis par les affaires de l'écoute de la presse en Grande-Bretagne, le réseau MySpace a périclité au profit de Facebook, les conditions d'utilisation de la page sont devenues plus restrictives, et des alternatives sont apparues.

Par exemple, j'utilise maintenant Soundcloud, qui ressemble finalement à un genre de DailyMotion ou Youtoube applpiqué à la musique, où l'on peut déposer ses morceaux (qui est la finalité principale du site), faire le minimum de réseautage pour être dans l'utile sans sombrer dans le n'importe-quoi, et proposer succinctement un texte qui donne les informations principales et renvoie vers un vrai site... Un outil pratique de démarchage, qui n'envahit pas notre vie et notre tête ! Il n'est sûrement pas parfait non plus, mais me semble déjà beaucoup moins pourri.

Écrit par : Malo-net | 12/09/2011

faut que vous jetiez un oeil à ça... absolument!

http://www.youtube.com/watch?v=dqHwY8bk3HE

Écrit par : olive | 06/10/2011

Bonjour, j'espère que vous n'avez pas quitté MySpace pour Facebook. Quelle horreur que ce Facebook, tout vos clics sont enregistrés pour être analysés et décortiqués. Terrifiants pour la lberté d'expression. ;-)

Écrit par : www.seniorissimo.fr | 01/12/2011

tout d'abord je trouve votre article trés intéréssant, pas de critiques au contraire tellement réaliste.je pense que lorsque l'on veut se faire connaitre pour des compo perso de musique ca peut etre sympa, mais est ce un site qui vous apportera la notoriété ? j'en doute.pour moi myspace restera un réseau social, comme facebook qui un jour detruit tout.car sur myspace vous voyez de tout et tout est trés bien decrit.perso j'aime la musique, je pensais m'y inscrire mais quand j'ai parcouru certaines pages j'ai compris qu'il y avait aussi autre chose sur ce site.j'ai quitté facebook pour avoir ma tranquilité, je vous explique , sur tous ces sites il y a des mecs qui cherchent l'aventure et le voyeurisme et des nanas qui aiment s'exhiber et qui cherchent aussi...c le siecle actuel..aprés c'est sur un mec qui vieilli et qui a peur de vieillir se laisse séduire...mais les photos restent des photos et la realité est des fois inaceptable quand on vous a donné du reve en live messieurs ... et c'est ca qui me fait rire.... il faut savoir ce que l'on recherche..je suis sur un site que je ne citerai pas mais un super site ou vous n'etes pas embété ou vous creer votre zic et ou personne ne vous fait du rentre dedans..c'est toujours sympa de plaire c vrai mais a chacun sa passion hihihihihih vous me comprendrez, vous l'avez tellement bien decrit sur ces hommes un peu comment dire chaud..ou autres un peu derangé et cvraii vu l'age de certains, il faudrait penser a protéger de tres prés nos enfants, il y a danger sur ces sites alarme ....franchement votre article c'est du beton j'ai pris le temps de tout lire, félicitations

Écrit par : marie | 11/02/2013

Nous sommes en 2013 et les réseaux sociaux restent tout autant intrusifs que MySpace a pu l'être à l'époque, ce serait intéressant d'avoir votre point de vue actuel sur la question des réseaux sociaux.

Écrit par : Echelle | 13/06/2013

Bonjour Malo,
je découvre votre article aujourd'hui, je me posais des questions sur myspace que je n'utilise d'ailleurs plus depuis un an ou plus, tout simplement parce qu'effectivement je préfère passer du temps à mon instrument ou à aller au concert que devant mon ordinateur. Merci beaucoup pour cette réflexion très bien construite et menée. Il y a de plus en plus de dérives avec tous ces réseaux sociaux, et une sorte de respect sacré de ces médias qui n'en sont pas et n'en ont pas toujours l'éthique, ce qui fait que très souvent on leur accorde une confiance aveugle ou en tout cas pas assez suspicieuse (bon, une confiance suspicieuse c'est un peu un oxymore, mais finalement c'est comme ça qu'on devrait vivre dans ce monde de brutes).
S'il s'agissait d'une personne physique, jamais nous n'accepterions ce que nous acceptons avec un site, donner si docilement des détails de notre vie privée à un inconnu pas forcément angélique par exemple.
Entièrement d'accord avec ? (j'ai oublié) : ce sont les lois qui permettront de protéger les individus et de changer les choses par rapport aux sites et réseaux sociaux, et à la pub, et à la propriété artistique et j'en passe. La démarche individuelle vaut par la mobilisation et l'information qu'elle comporte, mais une société structurée fonctionne avec des lois établies par un groupe de gens compétents (ou censés l'être), élus par la population, et ceci après une discussion et un vote. On n'est plus à l'époque des lynchages où les gens faisaient justice eux-mêmes, ni des shérifs qui imposaient leur propre loi.
On a tendance à l'oublier ces derniers temps, tant est que cet outil fabuleux et diabolique, j'ai nommé internet, nous donne l'impression de pouvoir tout faire et tout savoir. L'impression...
Je pense à cette phrase de ? à peu près retranscrite : "Avant de changer le monde il faut se changer soi-même".
Par ailleurs, pour ce qui est de la com pour nous artistes, elle est tellement difficile que ce n'est pas étonnant que nous ayons été nombreux à "tomber dans le panneau". Myspace a été pour moi plutôt un outil de réflexion sur mon travail, comment mettre en page, quels morceaux, où en suis-je de mes enregistrements, de mes concerts, disons que cela se fait de toute façon, mais peut-être ai-je géré un peu différemment mes activités. Cela dit ce n'est pas allé bien loin, très vrai, puisqu'effectivement cela ne m'a apporté aucun concert et que les amis que j'ai pu avoir sur myspace étaient déjà de vrais amis dans la vie (la vraie). Ah si ! Un compositeur américain très sympa et très valable m'a contactée et m'a envoyé ses oeuvres pour que je puisse les jouer.
Voilà, en tout cas, bien d'accord avec vous le plus important c'est de jouer, de faire de la musique et d'être bien vivant !
Morte de rire en visionnant la vidéo des Rois de la Suède.

Écrit par : zongorazaz | 06/10/2013

Je suis dans les mêmes problèmes que vous. J'avais 2400 amis des gens avec qui je travaillais sur Paris. Depuis ces changements tout est en anglais et je ne peux plus travailler avec cette page, ni même me connecter correctement. J'ai recommandé mes amis d'aller sur ma page Facebook qui est plus facile à gérer.... J'avais travaillé depuis plusieurs années avec MySpace. Aujourd'hui, j'ai perdu tous mes contacts professionnels depuis ces changements. J'ai tout essayé et c'est impossible d'ouvrir ma page en Français. TROP COMPLIQUE AUJOURD HUI d' UTILISER MYSPACE

Écrit par : Cyrille Legall | 24/12/2014